jeudi 26 avril 2012

Comme un sourire au coin de la rue





  • Salut toi , comment  t'appelles tu ?

  • Brume

  • Brume … quel nom étrange pour un sourire... Brume, dis moi, pourquoi es tu en prison ?
  • Je ne suis pas en prison (sourire...), tel que tu me vois, je rayonne. Je rayonne pour celui qui m'a crayonné . Je rayonne pour ceux qui comme toi ont jeté un œil derrière les barreaux. Je leur souris, je leur souris et mon sourire traverse la brume, mon sourire comme une flèche passe au travers les barreaux pour se loger dans la cible .
  • La cible ? Mais quelle est-elle Brume ? Quelle est cette cible que va atteindre ton sourire ?

  • Tu la connais cette cible, c'est cet endroit qui vibre en toi , c'est ce qui t'as fait t'arrêter et te poster là devant moi pour prendre cette photo.

  • Oui, j'ai senti ici dans mon cœur une chaleur, est-ce cela la cible ? Le cœur ?

  • Oui, c'est là d'où tout part , c'est là où tout arrive aussi.

  • Alors pour toucher, la cible, pour atteindre le cœur il faut simplement sourire ? 
     
  • Oui, mais sourire, juste pour le plaisir d'offrir son sourire, sourire gratuitement. Me vois-tu tel que je suis lumière au milieu des tags, peint sur une fenêtre condamnée. Me vois tu comme je te surprends, dans cette sombre rue ainsi dissimulé derrière ces barreaux ? Ainsi je suis le sourire que l'on n'attend pas ...

    *

mardi 24 avril 2012

De tout ce qui déborde, et de tout ce qui creuse



Fissure dans l'asphalte,
L'écarlate, assise en bord de nuit, respire les étoiles.
*

Humilité - Dialogues avec l'ange



"G. Quelle est la vraie humilité ?
-Elle est facile à reconnaître.
SI TU BAISSES LA TETE ET QUE TU T’ELEVES,
C’EST LA VRAIE.
SI TU BAISSES LA TETE ET QUE TU TE RABAISSES,
C’EST LA FAUSSE.
Ainsi tu peux toujours la reconnaître."

Extrait de "Dialogues avec l’ange"


dimanche 22 avril 2012

Nature - Vaas


"S'il y a une chose que nous devons apprendre, c'est à laisser la Nature agir à travers nous, nous effacer devant sa grandeur et son intelligence. Ainsi, non seulement nous redeviendrons vivants, mais nous trouverons également la force pour défendre ce qu'il reste de Vie autour de nous."

- Sébastien Vaas

jeudi 19 avril 2012

mardi 17 avril 2012

Comme le murmure du vent



Posées sur le chemin, 
fraiches comme un sourire en habit de printemps, 
les belles offrent le rouge de leurs fragiles coroles au caresse du vent .
Aussi nu qu'un silence en habit de velours, 
le pas léger des fleurs frôle le pied des vignes. 
Dorées par le soleil, elles se laissent gouter. 
Elles sont filles de la terre, 
mues par cette tendresse rugueuse 
si assoiffée d'amour, qu'elle nourrit le vol du papillon, 
si affamée de lumière qu'elle orchestre la valse des abeilles .
Les âmes se fondent en elles murmure le vent, 
comme  le chant des étoiles tisse le firmament.



*


 une belle découverte ici : http://www.inayamaka.com/

jeudi 12 avril 2012

La normalité - Alexandre Jollien


Je vous propose une vision d'Alexandre Jollien au sujet de la normalité et l'anormalité tirée de son livre « Éloge de la faiblesse »






Socrate
Tu n'as eu de cesse de dépeindre la vie au Centre et ton intégration... Souvent tu as relevé la ligne de partage entre le normal et l'anormal. Tu m'as certes donné une définition de la normalité. Mais serais tu capable, serais-tu assez renseigné pour approfondir ce sujet ?

Alexandre
Socrate, je crois être assez bien préparé pour satisfaire à ta demande. En effet, la distinction normal-anormal à conduit toute ma vie jusqu'à présent.
On m'a expliqué, par exemple, qu'il existe deux effets de la normalité. La normalité peut constituer une stimulation pour la personne qui s'en sent exclue. Elle peut aussi créer la marginalité, exclure...[...]
Socrate
[...]Quels sont les critères qui permettent de séparer l'individu physiquement normal de l'individu physiquement anormal ?

Alexandre
L'anormal est par définition ce qui s'écarte de la norme. Beaucoup de caractéristiques (la taille, le poids, …) varient au sein d'une population. La majorité des personnes se situeront cependant dans la moyenne. Ainsi, plus un individu s'écarte de la norme, moins il sera normal. Ta démarche, ton élocution Socrate, se rapproche plus de la norme que ma démarche, que ma manière de parler...Tu es donc normal, et moi pas. En médecine, on assimile l'homme normal à l'homme parfaitement sain.

Socrate
Cela paraît limpide. Mais sur le plan psychologique, où placerais-tu cette limite? Tu m'as expliqué qu'au sortir du Centre tu avais parfois des comportements extrêmes: tu exprimais tes sentiments de manière incongrue, tu éprouvais de la peine à garder la juste distance avec les filles, tu avais du mal à réprimer un geste par trop amical à l'égard d'un professeur. Comment distinguerais-tu, dans ces cas, le normal et l'anormal ?

Alexandre
Comme auparavant, le comportement anormal s'écarterait de celui de la moyenne, de celui du commun des mortels.
Socrate
Dans ce cas, selon ta définition, la personne exceptionnellement douée, ou extrêmement heureuse ou tout à fait normale, serait anormale.

Alexandre
Bien sur !

Socrate
Il faut donc que tu précise ta définition de « l'anormalité ».

Alexandre
L'anormal est peut-être ce qui s'écarte de ce que l'on considère comme une conduite acceptable.

Socrate
qu'entends-tu par « on »?

Alexandre
La société et ses normes.

Socrate
Ne m'as-tu pas dit que vous aviez l'habitude d'exprimer votre joie par des cris, par des gestes? Est-ce là un comportement anormal?

Alexandre
Il s'agissait là d'un comportement tout à fait normal au centre, et peut-être en est-il ainsi au sein de certaines populations.

Socrate
Il est donc difficile de définir l'anormalité exclusivement par rapport à la conformité aux règles d'une et une seule société, car celle-ci peuvent varier.

Alexandre
On pourrait aussi prendre comme critère le fait d'être inadapté. Certain l'on fait pour définir le handicap physique.

Socrate
As tu l'impression que tes camarades et toi étiez inadaptés?

Alexandre
Non. Je ne crois pas. Mais qu'est-ce qu'être inadapté?

Socrate
Justement, je te le demande.

Alexandre
On a souvent affirmé que la personne inadapté, anormale, se sent malheureuse.

Socrate
Est-ce vraiment le cas? Ne m'as-tu pas dit que la joie d'Adrien, le simplet du village, demeurait un exemple, une ressource? Et la fille mutilée qui rayonnait à la piscine se sentait-elle malheureuse?

Alexandre
Non

Socrate
Elle échappe donc à la régle. Est-ce peut-être une anormale pas normale ? Alexandre, où est précisement la frontière entre anormalité et normalité?

Alexandre
Je dois t'avouer que je l'ignore.

Socrate
Alexandre, j'ai une idée. Après cela, nous serons fixés sur la normalité. Où que je me rende, tout le monde me considère comme un marginal, un anormal et me traite comme tel. Pourtant, je marche droit, je respecte les lois... Prouve-moi, démontre moi que je suis, en tout point, tout à fait normal!
[Silence d'Alexandre]

lundi 9 avril 2012

J'ai marché sous la neige...



Vendredi j'écrivais : Je marcherais sous la pluie...
Rappelez moi de ne jamais faire de prévision...Je vais vous expliquer ce qui c'est réellement passé...
Hier, J'ai marché sous la neige, sur un parterre de fleurs violettes, et ce n'était pas à la mer mais à la montagne. J'ai caressé du regard les collines d'herbe verte. Et tandis que le vent me prenait dans ses bras, j'ai planté mes pieds dans la boue glacée . C'était un pur régal. Là un arbre m'a interpelé, il semblait mort, mais tellement vivant et ses branches dessinaient des chemins de vie au travers l'épaisseur des nuages. Comme je n'ai  pu m'empêcher de le toucher, il m'a  chuchoté ces mots : ... tu es vivante ... 
Nous étions 4 chiens et nous nous sommes assis près du four à pain où nous avions dressé la table à même le sol. Il faisait froid, nous avons échangé des mots et des tasses de tisanes. Je ne sais pas si c'était la tisane, les mots, ou l'air que nous respirions, mais soudain, je me suis sentie bien. 
juste bien ...
Rien ne m'avait préparé à cela sauf peut être plus tôt le matin, les croassements indignés du vieux chat à l'oreille coupée, tandis qu'il surveillait les mouvements du corbeau posé sur la barrière de la terrasse...

Ps : il paraitrait que le parterre de fleurs violette mystérieusement apparu au détour d'une colline aurait été causé par l'atterrissage d'un objet volant non identifié, et qu' à la nuit tombée  une joyeuse tribu de fées clochettes s'y retrouvent pour danser et chanter ...
Mais aucune de ces informations n'a pu être vérifiée à ce jour ...

vendredi 6 avril 2012

Je marcherais sous la pluie.



Là où les larmes teintes coloreront mes joues de leurs reflets salés, je marcherais sous la pluie.
Je n'écouterais point le vacarme des eaux solitaires. Du jour où la mer s'est retirée, brusquement, j'ai senti son absence me soulever. Comme un seul corps, je me suis levée.
Aujourd'hui elle revient dans toute sa beauté et de toute sa force m'ensevelir sous son écume blanche.
Aujourd'hui je veux me noyer dans ses fracas bleutés, m'enivrer de ses effluves , respirer son cœur de  tempête,  et offrir au silence ses ombres abyssales.


samedi 31 mars 2012

La vérité


Au nom de la Vérité, l'humanité a commis les pires crimes. Des hommes et des femmes sont morts sur le bûcher. La culture de certaines civilisations a été anéantie. Ceux qui commettaient le péché de chair étaient exclus. Ceux qui cherchaient un chemin différent, marginalisés.
L'un d'eux, au nom de la "vérité", a fini crucifié. Mais avant de mourir, Il nous a laissé une grande définition de la Vérité.

Ce n'est pas ce qui nous donne des certitudes.
Ce n'est pas ce qui nous donne de la profondeur.
Ce n'est pas ce qui nous rend meilleurs que les autres.
Ce n'est pas ce qui nous retient dans la prison des préjugés.
La Vérité est ce qui nous rend libre.
"Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous libérera" a-t-Il dit

Paulo Coelho : Maktub.

dimanche 25 mars 2012

Le moineau et le rétro



Ce matin je me réveille, je me pose face à la montagne pour me noyer dans le paysage. La vue du parking juste en dessous avec ses rang de voitures bien alignées casse un peu mon rêve, mais j'assiste à une scène insolite qui me fait sourire...
Un moineau se regarde dans le rétroviseur d'une voiture. Il virevolte, se pose sur le bord du miroir et semble vouloir passer de l'autre coté pour entamer un dialogue avec son image...Il ne comprend pas, l'autre en face ne lui répond pas … Alors il recommence avec la voiture d'à coté, la même danse, le même cinéma, l'image ne semble toujours pas vouloir traverser la vitre, le miroir fait barrière. Il continue encore sa quête, une autre voiture, puis encore une autre...
Il va ainsi sous mon regard, mi-attendri, mi-amusé tenter de communiquer avec 5 rétroviseurs pour finir par se percher sur une antenne et s'envoler …

Combien de miroir croisons ainsi nous avant de prendre notre envol...

Rencontre


"Selon Baal-Shem Tov, aucune rencontre d'un être ou d'une chose (...) ne se passe d'un sens secret. Les hommes avec lesquels nous vivons ou que nous côtoyons en tout temps, les animaux qui nous aident dans nos exploitations, les produits de la nature que nous transformons, les outils dont nous nous servons, tout recèle une substance spirituelle secrète qui a besoin de nous pour atteindre sa forme parfaite, son achèvement.

Si nous ne tenons pas compte de cette substance spirituelle placée sur notre chemin, (...) nous ne songeons qu'aux buts que nous poursuivons, et nous manquons l'existence authentique, accomplie... La plus haute culture de l'âme reste aride et stérile au fond, à moins que ces petites rencontres ne reçoivent de nous ce qui leur revient et puisent, jour après jour, des eaux vives qui irrigueront l'âme...".

Martin Buber


source : phytospiritualité

samedi 24 mars 2012

Tissages


Lorsque les arbres tissent leurs danses,


lorsque leurs danses tissent nos rêves...

vendredi 23 mars 2012

Connaitre Dieu - Khalil Gibran



Et si vous voulez connaitre Dieu, ne vous posez pas en interprète d’énigmes.
Regardez plutôt autour de vous et vous le verrez, jouant avec vos enfants.
Et regardez vers l'espace, vous le verrez marchant sur un nuage, les bras ouverts, au milieu des éclairs et descendant en pluie.
Vous le verrez souriant parmi les fleurs, puis se levant et agitant ses mains dans les arbres.

Khalil Gibran.

jeudi 22 mars 2012

L'ingénufléxion circonstanciée



L'ingénuflexion circonstanciée est inversement proportionnelle à la racine carrée de l'ordre intelligible de l'être . Après moult cogitations, réflexions, génuflexions, circonsflexion, circonspections, circonscriptions circonstancielles , J'en viens à constater que Je ne sais toujours pas ce que je veux... Mais par contre je sais ce que je ne veux surtout pas … et c'est déjà pas si mal ! Je crois que je vais commencer par là,  faire le point...
Non pas le point d'interrogation, ni le point d'exclamation, pas plus que les trois petits points de suspensions (j'en ai plus qu'assez d'être suspendue, je suis sèche et archisèche et même pas archiduchesse à force d'être accrochées à ce fil des temps d'ages )
Non que dis-je, je ne vais même pas faire le point, je vais être un point. Un point c'est tout !
Je crois qu'il était grand temps de mettre les points sur les i .

samedi 17 mars 2012

Le son de soi



Être soi,
ce n'est pas prendre le son de l'autre,
Mais c'est être attentif au son de l'autre comme à son propre son.





vendredi 16 mars 2012

Sucrée-Salée



Elle cherche en corps mi-aile,
des bouts de fille sel à nouer.
L’essentielle danse.
La nuance vibre en silence.
Sans cible le cœur sait,
goûter l’absence.

mercredi 14 mars 2012

La Confiance

La confiance est la matière première de celui qui regarde: c'est en elle que grandit la lumière.



La confiance est la capacité enfantine d'aller vers ce que l'on ne connaît pas comme si on le reconnaissait. "Tu viens d'apparaître devant moi et je sais qu'aucun mal ne peut me venir de toi puisque je t'aime, et c'est comme si je t'aimais depuis toujours."

La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie - avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l'air qui baigne la terre ou le silence qui creuse un ciel.

Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien.

Bobin - Boubat : "Donne-moi quelque chose qui ne meure pas"


source : http://presencedamour.over-blog.fr/categorie-10016348.html

lundi 12 mars 2012

Le vent des mots



L'amour est le sourire de l'aube et La mort un silence où le chant des mots à fini de nourrir les rivières du temps. Où L'être ne pulse plus. Et les mots déchirés se couchent là sur leur lit de feuilles mortes. L'encre à fondu le temps . Les mots, nus de douleurs , coulent , s'éparpillent en couleurs. Les lettres n'ont plus d'odeur, elles se meurent en absence. Ne demeure en substance qu'une simple présence.

dimanche 11 mars 2012

Prise de tête



Ce que je pense de moi ne change rien a ce que je suis ,
mais simplement la perception de ce que je suis
Ce que je pense de l'autre ne change rien à ce qu'il est,
mais simplement la perception de ce qu'il est.
alors je me le demande.
A quoi bon se prendre la tête ?

l'être ne se pense pas il se vit .

Quand je redeviendrai petit - Korczac



Vous dites :
C'est fatigant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
Parce qu'il faut se mettre a leur niveau,
se baisser, s'incliner, se courber, se faire petit.
Là, vous avez tord.
Ce n'est pas cela qui fatigue le plus.

C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever
jusqu'à la hauteur de leurs sentiments.
De s'étirer, de s'allonger, de se hisser
sur la pointe des pieds.
Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczac


 Pour en savoir plus sur Korczak : http://korczak.fr

samedi 10 mars 2012

Maison- Khalil Gibran



Et dites-moi, peuple d'Orphalese, qu'avez vous dans ces maisons ?
Que gardez-vous derrière ces portes verrouillées ?
Avez-vous la paix, la force tranquille qui révèle votre puissance ?
Avez-vous des souvenirs, ces voûtes scintillantes qui enjambent les sommets de l'esprit ?
Avez-vous la beauté, qui mène le cœur des choses façonnées dans le bois et la pierre vers la montagne sainte ?
Dites-moi, avez-vous ces choses en vos demeures ?
Ou n'avez-vous que le confort, ou la convoitise du confort, cette chose furtive qui se glisse dans la maison comme un invité, puis devient un hôte, et puis un maître ?
[...] 
Mais vous, enfants des espaces, vous dont le repos est toujours tourmenté, vous ne serez ni capturés ni domptés.V
otre maison ne sera pas une ancre, mais un mât.
Elle ne sera pas une étoffe chatoyante qui couvre une plaie, mais une paupière qui protège l'œil.
Vous ne replierez pas vos ailes afin de pouvoir franchir les portes, ni ne courberez vos têtes de sorte qu'elles ne heurtent le plafond, ni ne craindrez de respirer, de peur que les murs ne se fissurent et tombent.
Vous ne résiderez pas dans des tombes faites par les morts pour les vivants.
Et même regorgeant de magnificence et de splendeur, votre maison ne retiendra pas votre secret, ni n'abritera vos désirs.
Car ce qui est illimité en vous demeure dans le palais du ciel, dont la porte est la brume du matin, et dont les fenêtres sont les chants et les silences de la nuit.
                                                                    Khalil Gibran

source : eva baila

mercredi 7 mars 2012

La tristesse me met en joie



La tristesse n'as pas disparue de ma vie ...
Parfois je sens  poindre son nez froid et humide juste contre ma joue, comme aujourd'hui...
Mais aujourd'hui la tristesse ne me fait plus peur.
Oserais-je dire que sa présence me réjouit ?
Pourquoi ne pourrais-je accueillir la tristesse avec le sourire ?
 Tristesse, lui dirais-je qu'as tu aujourd'hui à me dire ? qu'avons nous ensemble à guérir ?
approche toi, parlons, réchauffons ensemble nos cœurs  et allumons une a une les étoiles du ciel.
Et si chaque tristesse venait a nous, pour allumer une petite étoile dans notre regard. 
Et si chaque fois que nous l'ignorions nous perdions une opportunité précieuse et unique  de nous « découvrir » un peu plus , de nous dévoiler à nous même.
La tristesse ne viens jamais pour rien, et à celui qui essaie de te le faire croire (même et surtout si c'est toi ), dis lui bien :
Connais tu  l' histoire de cette tristesse?
Pourquoi la nommes tu indésirable passagère ?
L'as- tu bien écoutée, et l'as tu bien comprise ?
si tu l'étouffes, si tu la fuis qu'auras-tu as apprendre de ses larmes et de ses soupirs ?
Alors souris et accueil là.
Mais ne te trompe pas : si la tristesse  n'est pas rien, la tristesse n'est pas tout. Et surtout, la tristesse n'est pas toi . Elle est un oiseau de pas-sage, venu se poser sur tes branches.
Écoute la, marche avec elle  puis laisse la s'envoler sans regret ...
Que ton cœur ne garde d'elle que l''empreinte salvatrice de ses larmes de cristal.

lundi 5 mars 2012

Mélodie - Rainer Maria Rilke


"...une fois qu'on a découvert la mélodie de l'arrière-plan, on n'est plus indécis dans ses mots ni obscur dans ses décisions. C'est une certitude tranquille née de la simple conviction de faire partie d'une mélodie, donc de posséder de plein droit une place déterminée et d'avoir une tâche déterminée au sein d'une vaste oeuvre où tous se valent, le plus infime autant que le plus grand. Ne pas être de trop, est la condition première de l'épanouissement conscient et paisible."

Rainer Maria Rilke
Notes sur la mélodie des choses

dimanche 4 mars 2012

Nid


Le milieu n'a pas de contraire. 
(Valentin, 2010 )

Cultiver sa terre


Prendre soin de l'autre, c'est d'abord prendre soin de soi. On ne peut aimer si on ne s'aime pas.
On ne peut  pardonner si on ne se pardonne pas.

"On ne sème pas si on ne s'aime pas. "

Pour qu'une fleur soit, pour qu'une fleur s'épanouisse, il faut qu'elle ait d'abord été graine. Une graine semée sur une terre fertile... Une terre d'accueil, une terre d'amour, qui sait voir et recevoir l'amour que la vie lui donne, une terre qui sait aussi se donner de l'amour à elle même.
Car l'on ne peut donner, se donner que si l'on s'accorde à soi même et l'on ne s'accorde qu'a ce que l'on aime.
Mais pouvons nous aimer ce que nous ne "voyons pas ?".  Pour s'aimer vraiment, il nous faut connaitre , reconnaître et aimer chaque parcelle de notre terre, de la plus belle, à la plus vile.
Lorsque chaque parcelle aura été reconnue et aimée pour ce qu'elle est, alors non seulement les fleurs qui s'épanouissent sur cette terre exhaleront le parfum de la vérité, mais ses arbres donneront les fruits de l'amour et de nouvelles  graines à s'aimer :)

"si ton cœur te condamne,
Dieu est plus grand
que ton propre cœur." (IJn 3,21)



samedi 3 mars 2012

Brume


"J'étais au début d'un voyage tout nouveau qui devait me conduire plus avant vers la vie complète et harmonieuse que je cherchais instinctivement. Pour entreprendre ce voyage, il me fallait apprendre d'abord à connaître les terres inconnues de mon propre esprit.... Ce travail est aussi vaste que la vie, car il englobe l'analyse de notre être physique, mental, affectif et spirituel."

"Posez-vous la question "Qui suis-je?" Et, par ce rappel constant, vous saurez que vous êtes la lumière de la perception".


Ella Maillart

voyageuse, écrivain et photographe suisse
source : vent d'éveil

Le train de la vie



tantôt nous avons l'impression que nous traversons la vie,
tantôt nous avons l'impression  que la vie nous traverse.
Pourtant la vie demeure en nous,
et nous demeurons en la vie.
Pouvons nous traverser ce qui demeure en nous ?
Pouvons nous demeurer en ce qui nous traverse ?

lundi 27 février 2012

L'oiseau de brume


C'est un oiseau de brume, un oiseau de la lune, il marche dans son ombre, sur les rives d'un lac ou les barques  reposent sur les reflets d'hier.
Perdu dans les reflets et noyé dans la brume, il ne sait ni les plumes ni le vent dans ses ailes, il a tout oublié. Il a cru si longtemps que cette ombre ténue, accrochée à ses pieds l'empêchait de voler. il ne voyait au loin  que la valse floutée des silhouettes  grises des bateaux de passage  ... Pourtant  au bout du gris, au delà  des nuages, le ciel est toujours bleu … Le bleu est de tout temps, de tous vents de tout lieux. On le lui avait dit et l'oiseau y croyait. Le souffle de voix lointaines provenant des bateaux  murmuraient bien souvent les jours d'épais brouillard: le bleu est là, accroche toi au bleu !
Les yeux écarquillés scrutant le coton blanc, il se disait : "courage, le bleu est là ..." Mais le bleu, l' oiseau de brume en avait oublié la couleur. Et il aurait aimé voler la haut, derrière les nuages pour s'emplir d'azur. Mais  avec cette ombre accrochée à ses pattes il était bien évidemment condamné à marcher sur les rives d'un lac où les barques reposent sur les reflets d'hier...

Pour ceux qui se demandent comment dans le pays des brumes, sans bleu et sans soleil un oiseau peut marcher dans son ombre, j'ai envie de répondre : pour la même raison qui l'oblige à demeurer au sol attaché à cette ombre ….





jeudi 23 février 2012

Jonathan - Richard Bach


"- Comment se fait-il, fit observer Jonathan, rêveur, que la chose la plus difficile au monde soit de convaincre un oiseau de ce qu'il est libre et de ce qu'il peut s'en convaincre aisément s'il consacre une partie de son temps à s'y exercer ? Pourquoi faut-il que cela soit si difficile ? "

Richard Bach, Jonathan Livingston le Goléland

lundi 20 février 2012

l'heure interieure

Montre molle- Dalli

Triste, profonde, heure intérieure.
regarde couler le temps  entends la source , elle sait tant 
J'aimerai tant regarder ailleurs, voir au delà d'eux mes limites.
L'heure intérieur remonte en corps les bouillonnements, l'émotion foisonne, mais ne fusionne point, quelque chose à changé, le bouleversement me bouleverse différemment, parfois les mots se touchent sans me toucher. L'élan s'envole aussi  parfois, sans moi, je reste là, je le regarde mon bel élan : Seize ailes se déploient soulevant le silence. Je reste et je le regarde partir, je sais qu'il est là... Parti il reste posé là , il a simplement revêtu l'absence, et il tourne les pages du temps...

vendredi 17 février 2012

La vérité vous rendra libre."



Suite au notes précédentes, je vous propose un extrait d'un ouvrage :
L'évangile de Jean traduit et commenté par Jean-Yves Leloup.


"Si vous demeurez dans ma parole,
vous serez mes disciples,
vous connaitrez la vérité.
La vérité vous rendra libre. » (VIII, 31-32)

Demeurez dans la parole- c'est une thème qui revient souvent dans l'évangile de saint Jean. Il s'agit d'être de plus en plus « informé » au sens quasi génétique du terme par les paroles de Ieschoua, pour lui devenir semblable et devenir ainsi des disciples du Logos, des êtres habités par intelligence et l'Harmonie Créatrice.
La pratique, c'est à dire la vérification dans le quotidien des informations évangéliques, va nous conduire à l'expérience de « l'aléthéîa » -  « l'aléthéîa » qu'on traduit généralement par Vérité, veut dire « dévoilement de l'être, sorti de léthé, l'oubli de l'être véritable »- l'écoute des paroles du Christ et leur mise en pratique sont en effet un moyen habile pour nous garder dans la mémoire concrète de l'Être, et nous délivrer de l'oubli ou de l'ignorance de ce qui ce vit réellement en nous et à travers nous-
L'état « l'aléthéîa »- état d'Éveil et de Vigilance- nous rend libres. Libre d'abord de l'ignorance dans laquelle nous sommes et de notre être véritable, libres ensuite des empreintes et des mémoires que nous projetons sans cesse sur le Réel. La parole du Christ est invitation concrète à l'amour. En nous demandant d'aimer « ce qui est » plutôt que « ce qui devrait être », elle ne nous permet pas de nous éloigner du Réel.
Le Réel, c'est l'Autre, aimé dans son Êtreé et dans son Autreté, rien ne peut nous obliger d'aimer ainsi, rien ne peut nous en empécher, nous sommes libres de préférer le Réel.
Rien ne peut nous obliger à être vrai, rien ne peut nous en empêcher, nous sommes libre d'être fidèles à nous même, à ce qu'il y a de plus grand, de plus aimant, de plus intelligent en nous (le Logos, le Pneuma, les dimensions divines de notre être).
Pour celui qui vit à partir de ce centre transcendant de lui-même, « il n'y a plus de loi »-il y a fidélité- instant après instant- à la vérité de son être.

Jean-Yves Leloup, L'évangile de Jean, Albin Michel, (Spiritualités vivantes), pp. 239-240.







"JE SUIS est libre à l'égard de tout les conditionnements, positifs ou négatif et c'est cette liberté là qui est notre véritable identité" J.Y Leloup

mardi 14 février 2012

Liberté (2)


Je vous  propose un rêve fait il y a quelques temps et qui avec d'autres rêves m'ont amenés a réfléchir sur ce qu'était "être libéré".

Dans ce rêve je vois une lune pleine magnifique , auréolée d'une lumière violette, un trait de lumière sort de cette auréole et dessine une croix lumineuse violette dans le ciel, puis deux, puis 3 puis 4 , etc...pour finir le ciel est zébré de croix violettes. Puis j’entends une voix qui dit, elle est libérée...

De quoi est-elle libérée, qu'est-ce que la vrai liberté, qu'est-ce qu 'être libre ?
J'ai un peu répondu a cela dans la poésie de la note précédente, pour moi être libre, c'est être libre de toute attente dans nos "attachements", être libre c'est, dans ce détachement de nos attentes sur l'autre, sur la vie être encore plus relié à l'autre, relié à la vie relié à soi.
Dans ce rêve toute les croix dans le ciel sont lumières, reliées par la lumière . cette lumière est au cœur de la nuit celle qui nous réveille, celle qui nous révèle, celle qui nous unis.  Cette lumière lunaire, cette lumière qui irradie au cœur de la nuit me parle comme me parle la lune, comme me parle le ventre, le sein maternel dans sa capacité d’accueil et de don sans rien attendre en retour que le bien être de son enfant.
La lune reçoit la lumière elle l’accueil en son sein puis nous la renvoie pour éclairer nos nuits. 
Ainsi la lune est libre, ce qu'elle reçoit librement, elle le donne librement a ceux qui comme elle veule bien recevoir ce cadeau qu'est la lumière .
Mais la lune est aussi reliée a la terre , au soleil, aux autres astres par des phénomènes d'attraction générés par la matière.
Comme la lune nous somme matière, animé par des phénomènes d'attractions et de répulsions, comme la lune aussi nous somme libre d’accueillir et de rendre la lumière que nous recevons.

*

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous serez mes disciples,
Vous connaîtrez la vérité.
La vérité vous rendra libre. »
Évangile de Jean (VIII,31-32)
 




lundi 13 février 2012

Liberté


Le goût de la liberté,
à partager,
dans l'amour,
c'est apprécier la liberté de l'autre
tout autant que la sienne.
Nous sommes libre de nos choix,
libre de nos actes,
libre de nos pensées,
lorsque je m'accorde à cette liberté,
je t'accorde (à ) cette liberté,
et cette liberté me comble bien plus que toutes les réponses à  mes attentes .
Libre d'attentes
 je me  réjouis bien plus encore de TA liberté
 que de la mienne.
Je me réjouis de CE QUI EST et qui nous offre à toi comme à moi cette liberté
Pourtant ce n'est pas la liberté que j'aime.
Mais cet état me permet de me réjouir de CE QUI EST.
*
être
Ce qui est,
dans cette liberté,
c'est CELA l'Amour.

*




dimanche 12 février 2012

Lacher prise


Et si lâcher prise c'était simplement sourire,
laisser courir les mots,
laisser fleurir son cœur
le laisser dire,
juste s'ouvrir,
s'ouvrir encore un peu plus,
un peu plus chaque jour,
Et Sentir,
Vraiment sentir …
pas REssentir  la peine, la haine, l'effroi la joie.
mais juste 
SENTIR CE QUI EST ,
posé
Là,
maintenant,
pour la première fois

QUI EST CET ETRE QUI LA ?
Et qu'est-ce qui ce présente à lui ici,
Comment gouter, en cet instant, cette présence ?
*
Passer du regard au sentir ?
*
on voit avec les yeux,
mais c'est avec le cœur que l'on sent,
c'est avec le cœur que l'on s'ouvre au présent

mercredi 8 février 2012

Chemin



Il n'y pas d'autre chemin pour toi que celui qui te rejoint,
aussi ne marche pas dans d'autres pas que  les tiens.
*
Oublie tout ce que tu es
soi
*
Ne juge rien de ce que tu vois,
ouvre les yeux et vois .
*
Rien ne t'appartient,
*
Rien
*
ni le regard que tu poses sur l'autre,
ni le regard que tu poses sur toi,
ni même le regard que te prête le silence,
*
 il t'appartient seulement de t'ouvrir à ce regard.
*
il t'appartient de choisir les regards qui te ressemblent,
il t'appartient de choisir les regards qui te rassemblent.

Lumière - Mandela




« Nous ne craignons pas tant notre incompétence que notre puissance. C’est la luminosité de notre âme, et non ses ténèbres, qui nous effraie le plus. Nous nous demandons : «Pourquoi serais-je, moi, un être brillant, magnifique, talentueux, formidable?». En réalité, pourquoi ne le seriez-vous pas? Votre manque de grandeur ne sert pas le Monde. (…) Lorsque nous laissons notre âme répandre sa lumière, nous permettons inconsciemment aux autres de révéler la leur. Lorsque nous nous affranchissons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. » Nelson MANDELA

dimanche 29 janvier 2012

un jour



Un jour, 
Je ne serais plus
qu'une
étendue
dans le désert de mes pensées,
et ce jour, je ne serais plus.
Mais ce jour n'arrivera jamais si ce n'est aujourd'hui que je le vis