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samedi 29 octobre 2016

Rencontre





La vie est multitude, elle est rencontre aussi ...
Celle de l’homme et de la femme
Celle l’enfant et du vieillard,
Celle de nos failles et de nos forces
Celle de l’ignorant et du sage
Et Lorsque l’un et l’autre s’accueillent, ces rencontres sont nourries d’amour.
Nous sommes pleinement présents à la douceur de ces instants.
Ainsi nous naissons séparés pour davantage nous aimer, et pour enfin nous retrouver. Et laisser nos cœurs s’ouvrir a la rencontre de cet amour qui est bien au-delà de nous-même …

*





Il y a en toi un musicien et sa musique nourrit ton âme, et c’est ce qui te permet de te laisser attendrir par la douceur de ce qui est…

Lorsque ton cœur dans sa soif d’amour verse des larmes d’espérance. Dans le reflet argenté de ces larmes, dans ce miroir de ton âme, apparaît le musicien du silence. Tes yeux tournés vers l’extérieur ne pouvaient pas le percevoir. Alors il s’est fait musicien, pour que s’ouvrent au chant du divin les oreilles de ton cœur et pour que tu te perçoives telle que tu es à l’intérieur. Il t’enseigne la musique, le son qui vibre en toi. Et dans chaque note, chaque harmonie, comme dans l’immensité du silence, c’est l’univers lui-même qui se donne et qui danse. Et tout cela est en toi…



mardi 14 février 2012

Liberté (2)


Je vous  propose un rêve fait il y a quelques temps et qui avec d'autres rêves m'ont amenés a réfléchir sur ce qu'était "être libéré".

Dans ce rêve je vois une lune pleine magnifique , auréolée d'une lumière violette, un trait de lumière sort de cette auréole et dessine une croix lumineuse violette dans le ciel, puis deux, puis 3 puis 4 , etc...pour finir le ciel est zébré de croix violettes. Puis j’entends une voix qui dit, elle est libérée...

De quoi est-elle libérée, qu'est-ce que la vrai liberté, qu'est-ce qu 'être libre ?
J'ai un peu répondu a cela dans la poésie de la note précédente, pour moi être libre, c'est être libre de toute attente dans nos "attachements", être libre c'est, dans ce détachement de nos attentes sur l'autre, sur la vie être encore plus relié à l'autre, relié à la vie relié à soi.
Dans ce rêve toute les croix dans le ciel sont lumières, reliées par la lumière . cette lumière est au cœur de la nuit celle qui nous réveille, celle qui nous révèle, celle qui nous unis.  Cette lumière lunaire, cette lumière qui irradie au cœur de la nuit me parle comme me parle la lune, comme me parle le ventre, le sein maternel dans sa capacité d’accueil et de don sans rien attendre en retour que le bien être de son enfant.
La lune reçoit la lumière elle l’accueil en son sein puis nous la renvoie pour éclairer nos nuits. 
Ainsi la lune est libre, ce qu'elle reçoit librement, elle le donne librement a ceux qui comme elle veule bien recevoir ce cadeau qu'est la lumière .
Mais la lune est aussi reliée a la terre , au soleil, aux autres astres par des phénomènes d'attraction générés par la matière.
Comme la lune nous somme matière, animé par des phénomènes d'attractions et de répulsions, comme la lune aussi nous somme libre d’accueillir et de rendre la lumière que nous recevons.

*

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous serez mes disciples,
Vous connaîtrez la vérité.
La vérité vous rendra libre. »
Évangile de Jean (VIII,31-32)
 




samedi 26 novembre 2011

La vallée aux montagnes d'or

Rêve de cette nuit :

Je marche  avec des compagnons,  vers la ligne d’horizon. Le groupe est guidé par un homme aux cheveux long. 

image  http://poderosa.uniterre.com/
Puis, dans l’élan de ma marche je quitte le groupe et je bifurque et je me dirige seule, sur un chemin de rocaille, qui mène a une montagne ou vit un Basilic (je dis basilic, car il a l’aspect d’un basilic, tel qu'on le vois dans "Harry Potter" et la chambre des secrets, mais le mot qui m’est venu a l’esprit au réveil pour  nommer est Salamandre). Cette montagne semble faite de Roche et de Sel. 
Je sais que je dois affronter seule le « Monstre » qui vit a l’intérieur et je sais que ce n’est pas sans danger. L’homme me regarde en souriant bienveillant et semble me dire du regard, qu’il comprend que je veuille aller sur cette route, puisque elle fait aussi parti de mon chemin, elle fait aussi parti de mon être. Mais mon chemin aujourd’hui est d’avancer avec le groupe, de continuer d’avancer tout droit vers l’horizon. 




Cette route est beaucoup plus agréable, de vertes vallées, de la compagnie aussi. Je choisi donc de poursuivre tout droit  et alors que j’avance, dans le même temps, je m’élève, je m’élève vers les plus hautes branches d’un arbre immense, 

image :ariagaphotos
je m’élève mais je suis toujours en chemin. Et alors que je monte, je commence a chanter, une seule note, une seule voix, mais qui s’élargie et qui gagne en puissance lorsque je me rapproche des plus hautes  branches  de l’arbre qui semblent toucher le ciel. Je redescends ensuite pour rejoindre le groupe, toujours en volant. alors que je me rapproche du sol, au ras de l’eau, j’aperçois dans l'eau des tortues . 

image : http://www.dinosoria.com/tortue_mer.htm

Et j’entends « infini féminité ». Et nous regardons émerveillé ces tortues comme un magnifique présage, nous sommes sur la bonne route, nous apercevons au loin notre point d’arrivé une chaine de montagnes baignées d’or orangé.




jeudi 29 septembre 2011

Le rêve de la plume bleue

Parmi mes Rêves, ils en a qui me font du bien lorsque je m'en imprègne, celui ci, qui date de mars 2009 fait parti de cette catégorie.




J’arrive dans un village, où plutôt un camps. Nous sommes tout un groupe. Et nous sommes accueilli par un autre groupe de personnes en blouse blanche, des médecins. Il y en a de tous les genres homme/femme, de toutes les tailles, de tous les métiers, etc... Nous avons des épreuves à passer. La première épreuve consiste à courir sur un terrain d’athlétisme circulaire. Je ne suis pas très rapide, et je me fais doubler… Mais Dora,(Dora, l'exploratrice pour ceux qui connaisse le dessin animé) interrompe la course au bout d’un moment. Je n’ai fait qu’un seul tour alors que d’autres en on fait 2. Mais cela n’est pas important dit la petite fille, ce n’est pas la rapidité qui est importante... Nous passons aux épreuves suivantes (c’est un peu vague je n’ai pas noté le rêve a l’époque), c’est une sorte de chasse au trésor et nous avons plusieurs éléments à trouver, nous creusons faisons des découvertes, (c’est une recherche collaborative), la plupart de ses recherches se font en extérieur par exemple dans la terre à creuser. Nous devons également chercher une plume bleue dans un endroit couvert, cet endroit est supervisé par un médecin « prêtre ». Il y a plusieurs vitrines avec des objets exposés. Je regarde le sol et je vois la terre se détremper d’eau, alors je me dis que pour trouver la plume bleue, il faut pleurer. Alors je pleure et la plume bleue apparaît derrière une vitre, mais la chasse au trésor n’est pas terminée, cette plume est en rapport avec un objet qui se trouve dans un endroit qui appartient à tous et a chacun, un château féerique (qui ressemble à celui de fantasia dans l’histoire sans fin) ?





mardi 19 avril 2011

Juste une ombre



Le phénomène n'a d'abord touché que quelques champs, subitement devenus arides. Les fermiers ont quittés leurs terres et se sont installés plus loin... Puis des plaines entières se sont vidées de leurs substances, et des villages complets se sont déplacés. 
Sur ces terres plus rien ne poussait, ni fleur, ni herbe ,ni arbre. Sur ces terres les semences séchaient, et les hommes s'ils ne voulaient pas mourir de faim étaient contraint de fuir... On a alors parlé d'une maladie mystérieuse de la terre, une maladie inconnue qui la rongeait et qui se propageait, lentement, des plaines vers les sommets.... une maladie que rien ne semblait arrêter. .. Des peuples entiers en errance, migraient de terre en terre, marchant vers des contrées plus vertes, vers des sommets qui sauraient les nourrir... Et sur les chemins du monde, l'on voyait passer des colonies entières, des caravanes, des pauvres gens qui transportaient tout leurs biens sur leurs dos . Car dans ce monde les êtres se déplaçaient à pied, et pour les plus riches à cheval.....
C'est dans ce monde que vivait Aya, et elle aussi était en perpétuelle errance, poussée à migrer par cette maladie mystérieuse de la Terre. Elle vivait avec les membres de son clan, dans une maison de pierre un peu rustre.
Ce matin là, alors qu'elle dormait, elle entendit quelqu'un venir, et frapper la porte en criant : « Attention, il arrive !» . Elle se réveilla en sursaut,.L'homme était de retour, et comme toujours, c'est un membre de son clan qui l'avait averti de sa venue... Cet homme elle le connaissais sans le connaître, elle savait simplement qu'elle devait le fuir. Elle le savait parce que cela faisait des années que les membres de son clan la protégeaient de lui... Elle savait aussi que quoi qu'elle fasse, il lui était impossible de lui échapper... Cet homme avait déjà vécu tout ce qu'elle avait vécu hier et tout ce qu'elle vivrait demain. Il connaissait sa destination avant même qu'elle ne lui ait effleuré l'esprit et n'avait aucun mal à la pister...Voilà pourquoi depuis des années, elle déménageait de lieu en lieu, pour échapper à cette maladie mystérieuse de la terre comme tout en chacun et pour échapper à cet homme dont elle ne connaissait même pas le visage...
Ce jour là pourtant, elle se posa la question : "Qu'est-ce que je fuis ?"
Je ne connais rien de cet homme, je n'ai jamais pu juger par moi même du danger qu'il représente. Ma fuite est basée sur les dires, les peurs de mes proches... qui veulent me protéger...mais me protéger de quoi au juste ???
Alors ce jour, Aya décida d'en savoir un peu plus sur cet homme, de ne plus fuir sans s'être forgé sa propre opinion... elle décida de rester … pour voir....
Ce jour là, elle pu l'apercevoir au loin. Il se tenait debout sous un arbre, au sommet d'une verte colline. Il semblait regarder dans sa direction, mais elle eut du mal à discerner son visage, c'était juste une ombre...

Histoire inspirée d'un rêve datant de quelques années

mardi 23 novembre 2010

La traversée d'Aya


Au petit matin je me réveille en pleine forme. Chic me dis-je, enfin je redeviens matinale. Cela fait quelque temps qu'il faut que je m'arrache durement de mon lit, après avoir de nombreuses fois appuyé son mon réveil ...
je me tourne pour regarder l'heure : 04h04
je veux bien être matinale, mais là, c'est un peu trop tôt pour moi...
je referme alors les yeux, et très vite aspirée par un étrange songe, je tombe dans le noir total. Je me retrouve dans un lieu clos et obscur, secouée dans tout les sens et je ne sais rien de ce qui m'arrive...
Puis je réalise : j'ai basculée, je suis dans la peau d' Aya, cette jeune femme qui dans une note précédente (la femme et le poisson) a vécu une triste histoire avec un poisson. Aya m'a embarquée dans une de ses aventure rocambolesque. Et me voilà confinée dans une hutte pliée en deux, refermée sur elle même, voguant en pleine mer. De l'intérieur je ne vois absolument rien de ce qu'il se passe dehors. Mais un regard extérieur verrait que Aya se trouve sur une mer complétement démontée. Et ballottée par des vagues gigantesque, sa fragile embarcation se trouve mise a rude épreuve.
Et c'est précisément d'une épreuve dont il s'agit.
Dans la tribut d' Aya, il est coutume de faire cette traversée, seul ou à plusieurs.. L'épreuve est simple, il s'agit d'arriver entier sur la plage....
D'ailleurs a quelques centaine de mètre devant elle une autre hutte abrite deux ou trois hommes. Ces hommes ont l'air de bien maitriser leur engin, et Aya, aurait beaucoup a apprendre en les observant. Contrairement à elle qui essaye de résister en agrippant les parois de son engin pour freiner et maitriser le mouvement, ce qui aboutit a casser « l'harmonie » de l'ensemble , eux, adhèrent le plus possible à la vague, la laissent se dérouler jusqu'au bout, et arrivés en haut ilsretombent sans dommage, puis enchainent sur une autre vague, et cela avec une fluidité extraordinaire.
Les hommes arrivent sur la plage en bonne forme, rejoint quelques temps plus tard par Aya épuisée, sa hutte est brisée, mais elle est entière. Et c'est ce qui importe. Elle va pouvoir comme d'autres de sa tribut avant elle planter son arbre sur cette plage....
Elle regarde rêveuse et fière la longue ligne d'arbres bordant la plage symbolisant la réussite de ceux qui ce sont succédé et qui sont allé au bout de cette traversée...

samedi 6 novembre 2010

L' araignée et le papillon


Endormie sous un olivier.
Au matin je me suis éveillée toute engluée dedans sa toile.
J'ai déchiré ses voiles, agacée.

Tu ne m'effraye point araignée,
mais c'est lassant de ne pouvoir s'assoupir un instant.

Et le papillon ?

Araignée, Papillon, semblables que l'on ne peut confondre !


vendredi 17 septembre 2010

La Femme et le Poisson.


     Aya se tenait là près d'une grande rivière, ses yeux perdus, flottaient dans l'onde claire-obscure,
Son regard s'enfonçait de plus en plus profondément dans l'eau. Elle perçut bientôt quelques bulles remontant à la surface. Il lui semblait que ces bulles provenaient d'une ombre, une ombre de taille assez imposante qui se mouvait charriant avec elle une longue trainée d'algues. Ces bulles avaient une particularités, un je ne sais quoi qui apportait une grande richesse à l'eau de la rivière. Elle ne saurait dire comment mais cela était pour elle une certitude. L'ombre continuait de se mouvoir. Elle se rapprochait et semblait presque vouloir jouer avec elle...
La femme se leva, scruta les profondeurs avec plus d'insistance, elle pu alors discerner un poisson, un poisson gigantesque. Il paraissait être là depuis toujours, et toujours par sa présence il avait nourri les flots sombres de ses précieuses bulles. Le poisson l'avait vu, il émergea et s'approcha d'elle. Une étrange chose se produit alors. Ces deux êtres se sont immédiatement reconnu, et il c'est établit entre eux un dialogue. Un dialogue sans mot , une communication d'une fluidité et d'une richesse peu commune. Jamais Aya n'avait connu telle complicité.
Aussi lorsque la femme décida de remonter la rivière le long de la berge, le poisson la suivi et ils continuèrent leur dialogue silencieux, tout en jouant , insouciants, savourant le simple plaisir d'être ensemble.
Mais plus ils remontaient la rivière, plus le cours d'eau rétrécissaient. Plus il rétrécissait, plus l'eau se tarissaient. Et les deux amis, tout à leur jeu, tout à leur discutions n'y prêtaient guère attention .
Le poisson arriva finalement dans un endroits quasiment sec, complètement a découvert, il pouvait difficilement se déplacer et allait probablement mourir s'il ne faisait pas demi-tour. La femme affolée ne savait comment porter secours a son ami tant il était immense et lourd.
Alors elle aperçu des hommes, ils étaient en quête d'un gibier et ils avaient en ligne de mire ce pauvre être gisant, sans défense au milieu des rocailles .
La femme descendit dans le lit de la rivière afin de tenter de protéger son ami de leurs lances meurtrières . Les chasseurs retournèrent alors leurs armes contre elle, et se lancèrent à sa poursuite sur le chemin escarpé que formait le lit nu de la rivière. Elle fuyait, courant aussi vite qu'elle pouvait, hurlant tant il lui était douloureux d'abandonner son ami à une mort certaine.

L'histoire raconte qu'elle fini par échapper à ses poursuivants en grimpant le long d'une colonne de pierre. Une étrange stalactite, surgi de nul-part qui menait à une grotte aérienne. Cette antre inattendue, lui offrait un passage...L'histoire ne nous dis pas ou menait ce passage.

histoire inspirée d'un rêve

samedi 24 avril 2010

Epopée Onirique


Je me suis amusée entre veille et sommeil a laisser courir mes pensées comme elles se posaient , comme une brume cotonneuse, simplement en les suivant du regard, alors j'ai vu au loin :
deux personnes assises en tailleur se tenir par les mains en encerclant un arbre ,elles ont commencé a tourner ,alors l'arbre c'est allongé ,s'allonge ,s'étirant vers le ciel.
Puis a terre c'est formé une cloque , qui c'est mit a gonfler gonfler jusqu'à devenir une bulle. Une bulle légère c'est détache du sol , a pris son envole, et a éclaté en une pluie de gouttelette.
Et je me suis mise alors a danser sous cette pluie joyeuse .
Un grand oiseau blanc arrivé de nul part m'a soulevé du sol et m'a porté au dessus des mers jusqu'une ile lointaine. Puis il m'a laissée là, sur une plage de sable blanc. Je me suis avancée vers la foret verdoyante. Et j'ai aperçus une cabane en bois assez primitive ou je suis entré. A l'intérieur une jeune, femme brune vêtue d'un simple pagne était allongée sur une banquette en bois. Je la trouvait très séduisante , attirante mais elle semblait malade, elle dormais.
je lui ai donc servi un verre d'eau et le lui ai fait boire, elle c'est alors réveille et c'est levée.
Mon voyage c'est poursuivi lorsque j'ai embarqué sur un radeau de rondin de bois équipé d'une voile blanche. Poussé par le vent il avançait très rapidement d'autant qu'il était relié par un fil a une autre voile blanche (ou peut être etait-ce un oiseau) qui avançait elle dans les airs.
Nous sommes arrivé jusqu'à un phare, et j'ai grimpé l'escalier en colimaçon, arrivée en haut de l'escalier , j'ai escaladé jusqu'au sommet sur la lumière et mon corps c'est étiré, allongé. Il s' est projeté a travers l'espace .
J'ai atterri sur une planète minuscule, grise, nue, poussiéreuse, constellée de petit cratères. Je me suis assise a terre et j'ai aperçu un poignard planté dans le sol. je l'ai saisis de la main droite et me suis fait une grande entaille le long du bras gauche, de la blessure est sorti un loup noir, et ce loup a alors fusionné avec l'oiseau et c'est transformé puis projeté dans l'espace comme une étoile...

samedi 17 avril 2010

L'ô regarde


L'eau trouble de la mer se reflétait au miroir de ses yeux, s'étirant comme des arcs vers ses tempes où ondulaient quelques mèches rebelles et flamboyantes. Deux coupelles d'un vert tendre, posées là, en offrande au temple de ses pensées à peine voilées d'étoiles. De long cils courbés ombraient en grande partie son visage laiteux. Ainsi son regard, posé sur ses ailes d'oiseau, la portait aussi loin que ses rêves les plus doux.

vendredi 6 novembre 2009

Racine


Lors de mes voyages oniriques, il m'arrive assez fréquemment , de visiter la demeure de mes grands parents paternels ou tout du moins ses alentours.
Je la retrouve telle que dans mon enfance, plantée d' oliviers aux branches tortueuses, tapissée de larges étendues foisonnantes et colorées, exhalant milles parfums, des bouquets de romarin, de thym, de lavande, et des champs de blé encore vert. Au lointain sur les collines serpentent quelques sarments de vignes entre les vagues de garrigue.
Je me sens légère, ivre de liberté, vivante , vibrante, d'une insouciance proche de celle de l'enfance, courant à travers champs, volant au dessus des vignes, grimpant aux branches des arbres , virevoltant de l'une à l'autre.
Et je sens, qu'en ces lieux, ce trouve une chose extrêmement importante, mais je ne saurais la définir, je ne saurais la nommer, je ne saurais la toucher, et je ne la cherche pas. Non, ce n'est pas le genre de trésor que l'on cherche, je ne le crois pas, je crois que ce serait plutôt un trésor oublié que l'on retrouve par hasard au fond d'un jardin, et qui ferait resurgir milles souvenirs merveilleux, milles sensations enfouies, un trésor d'une valeur inestimable, mais insaisissable, mais cela n'est qu'une impression...
Lors de ma dernière excursion en ces lieux, alors que j'étais dans la petite cours devant la maison, prêt à franchir la grille afin de voler vers le jardin , j' aperçu une femme à terre (moi ). Cette femme était assoupie, évanouie, deux personnes se trouvaient auprès d'elle, et lui parlaient, plaisantant sur le fait qu'elle dorme. Il s'agissait probablement de personnes de sa famille mais j'ai eu du mal à les identifier, des femmes peut-être , je n'en suis pas sur. Elles ne me voyaient pas. Mais le chien, qui se trouvait là, lui me sentait, et lorsque que je m'approchais, il grognait....
J'ai beaucoup de mal à « palper » ce rêve, il y a quelque chose je ne saisi pas, je n’arrive pas à mettre la main dessus, aussi chaque fois que je vais chez mes parents, je retourne vers cette maison où vivaient mes grands parents ', et j'ai beaucoup de plaisir a m'imprégner de cet environnement, à chaque fois je ressens cette grande liberté et ce bien être mais il y a toujours ce je ne sais quoi qui m'échappe...