samedi 19 mai 2012

Ephémère




Il est vain de vouloir effacer les traces,
Les traces ne concernent que la surface,
Et ce qui vit à la surface est éphémère,
comment effacer l’éphémère,
se heurter au barrière du temps qui nous à fuit depuis longtemps,
se forger un rempart dans l'oubli,
un rempart pour nous protéger de quoi ?
Du passé ?
De ce que l'on voit?
De ce que l'on est ?
Où est le vivant dans cela ?
Est-il dissimulé dans les traces ?
Est-il une vision du futur ?
Ou simplement  notre nature ?
Le vivant est pur vibration de l'instant,
alors rien, 
rien n'est important,
puisque tout est-là.
Et puisque rien n'est important,
rien ne vaut qu'on ne l'efface,
rien ne vaut qu'on ne le montre
n'est important que l'importance
la liberté c'est le silence,

*
Je suis heureuse d'avoir appris à parler,
de ne plus avoir peur de m'exprimer,
des mots sont sortis de mes mains,
de ma bouche.
Et ce n'étais pas important
mais comment l'aurais-je su,
si ils étaient resté dedans :)
*

vendredi 18 mai 2012

Être et devenir - Krishnamurti


Devenir est la continuation du temps, de la douleur. "Devenir" ne contient pas "être". Être est toujours dans le présent, et être est la forme la plus haute de transformation. Devenir n'est que continuité modifiée, et il n'y a transformation radicale que dans le présent, dans "être".


Krishnamurti

source : être et conscience 2 : la piqure du scorpion

mercredi 16 mai 2012

Printemps



Nous avons tous un printemps à fleurir.

* 
En lien avec la note précédente, (voir la réponse au commentaire de Frédéric), je vous propose un extrait d'un entretien avec Fabrice Midal, au sujet de Rilke proposé par le magasine Cles : 

"Soulignons le paradoxe : pour aimer, il faut entrer dans un travail que seule la solitude rend possible. Chez Rilke, cet engagement est passé par la nécessité de voyager sans cesse, sans jamais se fixer. Ses voyages en Russie, Égypte, Italie, Espagne, Suède, Suisse, et à Paris, ont joué un rôle majeur dans son œuvre et il en parle comme personne d’autre. Chaque fois, il cherche à se mettre à l’unisson d’une situation donnée, à sortir de lui-même pour mieux laisser l’espace du monde et l’espace intérieur devenir un.
Cette leçon me bouleverse d’autant plus que Rilke, comme peu d’autres hommes dans l’histoire de l’Occident, a assumé cette conviction profonde, non seulement dans ses écrits mais à chaque moment de sa vie — comme en témoigne cette anecdote. On est en 1906 et il se promène avec une amie au Jardin du Luxembourg. Devant la grille, une vieille femme mendie. Ses yeux ne se lèvent jamais vers les passants, aucune prière ne sort de ses lèvres. Elle mendie, le dos rond toujours couvert d’un fichu noir. Rilke a l’habitude de déposer dans ses mains une aumône. La vieille femme, sans lever la tête, ne dit jamais un mot de remerciement. Ce jour-là, l’amie dit à Rilke : « Elle est peut-être riche et possède une cassette comme l’Harpagon de Molière ! » Rilke ne répond que par un léger regard de reproche et poursuit jusque devant la mendiante, qui vient juste de s’installer dans sa pose sans avoir encore rien reçu. Le jeune homme s’incline alors avec respect et dépose une rose sur les genoux de la vieille dame. Celle-ci lève alors les yeux sur Rilke, et avec un geste prompt lui saisit la main, la baise. Puis elle se lève et s’en va à petits pas usés — sans mendier davantage ce jour-là. Ce fut pour la jeune femme une immense leçon. Rilke, écrirait-elle plus tard, rendait les êtres beaux, leur suggérant des gestes descendus directement de la plus haute noblesse. L’essentiel est l’amour. Mais l’amour ne se montre qu’à celui qui reconnaît qu’il ne sait pas aimer et que l’amour est toujours plus vaste que toutes nos idées ou projets, qu’il est nécessaire à chaque moment, même dans la rencontre brève avec une inconnue. Alors, pour reprendre un des mots décisifs de Rilke, il nous métamorphose."
  

lundi 14 mai 2012

Questions - Rainer Maria Rilke




"Soyez patient envers tout ce qui n'est pas résolu dans votre cœur et essayez d'aimer les questions elles-mêmes, comme si elles étaient des salles verrouillées ou des livres écrits dans une langue qui vous est étrangère. Ne cherchez pas les réponses maintenant car elles ne peuvent vous être données, vous ne seriez pas en mesure de les vivre. L'important c'est de tout vivre ! Vivez les questions maintenant ! Peut-être serez vous alors progressivement capable, sans même vous en apercevoir, de vous approcher doucement des réponses."

- Rainer Maria Rilke
Je "remonte" cette note afin d' informer  les lecteurs que j'ai regroupé  mes deux blogs dans celui-ci. ce jour.


Suspendue



Immobile,
 La lumière danse 
La matière se fait transparence.

dimanche 13 mai 2012

Page blanche


Une fleur est tombée,
Et sur la page blanche,
Les ombres semblent danser.

Embrasser la vie



Nous avons un cœur pour chanter,
Nous avons des jambes pour danser,
Et toute la vie à célébrer,
Et si Nous avons"toute une vie pour grandir"
Nous n'avons qu'aujourd'hui pour embrasser cette vie.



samedi 12 mai 2012

La force du coquillage



La force du coquillage est de savoir s'ouvrir,
 afin de découvrir la perle qui l' habite.

lundi 7 mai 2012

Les chemins de demain



Je n'étendrais pas mes ailes au reflet du miroir, pas plus que mes mots ne toucheront de leur plume la transparence du cristal. Il est tombé trop de neige et la pluie à tout emportée, la valse des nuages, et le chant des étoiles.
Il me faudrait  a présent aller à la dernière page du livre, refermer les hivers les histoires d'hier. Ainsi avancer droit vers le soleil et un pied devant l'autre.
Nous ne regarderons plus les plages de sable blanc. Nous n'écouterons plus le cri des coquillages . Et le sel sur mes lèvres n'aura plus le goût de tes rêves, tout les poissons les ont mangé.
Je te l'ai dit pose les mots comme ils te viennent, mais ne leur vole pas leur rêve. Les mots rêvent encore sur les pages d'hier pour inventer les chemins de demain.

*

La parole est d'argent, le silence est d'or, mais les vies dansent sur la musique.
A chaque instant son rythme,
A chaque jour sa couleur.


Dessus les toits





Je voulais écrire un poème, un poème de dessus les toits. Des mots qui dégringolent, comme une pluie joyeuse, qui claquent sur les tuiles, et qui chantent à tue-tête dans les rigoles du temps . Des mots qui coursent les ruisseaux au travers les plumes et le chant des oiseaux . Des mots qui font la courte échelle aux gueux et aux enfants  pour qu'ils embrassent le soleil . Des mots qui croquent la terre, ce ventre gorgé d'amour, tendu par l'impatience de s'ouvrir aux coroles parfumées des étoiles. Des mots qui tremblent de sentir la nature soulever ses voiles d'un geste délicat pour lisser le vert tendre de sa robe de soi. De ses mots que le silence enfante lorsque la  lune est pleine et que la solitude se plait à nous tenir compagnie.




Et soudain me prit l'abandon. Je me suis laissée entrainer dans cette danse légère. 



Les mots ont chantés leur prière.
Ils ont versé leurs rires dans le parfum des fleurs. 
Ils ont noyé leurs larmes dans les jardins d'hier . 
Puis enfin les mots ont souris . 

Le ciel et le vent les portaient dans leur corbeille d'argent. Ils en ont tiré la substance et tissé des habits de printemps pour couvrir leurs corps d'amour et de lumière. 
Et j'ai posé mes yeux sur les toits de l'ivresse comme une l'âme éperdue de voir cette eau si pure qu'elle  ne saurait  boire.



samedi 5 mai 2012

Responsabilité



On a toujours le choix, c'est ce que m'a dit une psy un jour après que j'ai essayé de mettre fin a mes jours. Je n'ai pas compris à l'époque, il m'a fallu 21 ans de plus pour accepter cette réalité, prendre conscience qu'a chaque instant on à le choix, et que la liberté, passe par assumer la responsabilité de ces choix qui jalonnent nos chemins de vie.
La liberté est dans la présence consciente et responsable à la vie, à nos actes, à nos pensées, à nos émotions, à nos sentiments, à nos souffrances, à nos joies, à nos peines, à nos pleins, à nos vides. La constance est dans cette présence toujours à l'intérieur, jamais à l'extérieur. Et nos racines prennent corps dans cette présence intérieure et dans cette responsabilité.
Le détachement prends corps dans cette responsabilité car on ne peut se défaire que de ce que l'on a créé.
Lorsque l'on est responsable, l'on est ni juge, ni victime, ni coupable, ni méprisant, ni complaisant, l'on est simplement conscience. Une conscience bienveillante, et en paix, qui ne nie plus ce qui est, et qui l'accepte. 

J'arrive en fin de note et je m'aperçois que j'aurais beaucoup à développer, sur comment finalement la responsabilité favorise le lâcher prise, et permet d'accepter le fait de ne pas tout contrôler, pas même ses pulsions, ni  ses émotions. Comment la liberté passe par l'acceptation. Et comment finalement l' interdépendance nourrit la liberté lorsqu'elle nous demande d'aller puiser dans cette force qu'est l'humilité.

vendredi 4 mai 2012

Imagine...


passer l 'appeau de l'ours à la machine,
 et les tendres à la fenêtre,


décrypter dans la pierre le nombril de venus,


poser  une boite à soupir derrière des volets mi-clos,


 écouter le bruit de l'eau dans la fontaine,



et quelques marches plus haut ...

photos : Saint Jean de Buèges (Herault)

*
*
*
« Il faut que tu trouves un bonheur que tu n’as jamais connu, un nouveau sourire : le léger. Si tu sens un poids trop lourd, tu n’es pas sur ton chemin. Si ton fardeau te semble léger, tu es sur le chemin. Cela ne dépend que de toi. Tu ne pourras trouver ce nouveau sourire qu’en vivant la vie quotidienne avec le maximum d’intensité. »
Dialogue avec l'ange

jeudi 26 avril 2012

Comme un sourire au coin de la rue





  • Salut toi , comment  t'appelles tu ?

  • Brume

  • Brume … quel nom étrange pour un sourire... Brume, dis moi, pourquoi es tu en prison ?
  • Je ne suis pas en prison (sourire...), tel que tu me vois, je rayonne. Je rayonne pour celui qui m'a crayonné . Je rayonne pour ceux qui comme toi ont jeté un œil derrière les barreaux. Je leur souris, je leur souris et mon sourire traverse la brume, mon sourire comme une flèche passe au travers les barreaux pour se loger dans la cible .
  • La cible ? Mais quelle est-elle Brume ? Quelle est cette cible que va atteindre ton sourire ?

  • Tu la connais cette cible, c'est cet endroit qui vibre en toi , c'est ce qui t'as fait t'arrêter et te poster là devant moi pour prendre cette photo.

  • Oui, j'ai senti ici dans mon cœur une chaleur, est-ce cela la cible ? Le cœur ?

  • Oui, c'est là d'où tout part , c'est là où tout arrive aussi.

  • Alors pour toucher, la cible, pour atteindre le cœur il faut simplement sourire ? 
     
  • Oui, mais sourire, juste pour le plaisir d'offrir son sourire, sourire gratuitement. Me vois-tu tel que je suis lumière au milieu des tags, peint sur une fenêtre condamnée. Me vois tu comme je te surprends, dans cette sombre rue ainsi dissimulé derrière ces barreaux ? Ainsi je suis le sourire que l'on n'attend pas ...

    *

mardi 24 avril 2012

De tout ce qui déborde, et de tout ce qui creuse



Fissure dans l'asphalte,
L'écarlate, assise en bord de nuit, respire les étoiles.
*

Humilité - Dialogues avec l'ange



"G. Quelle est la vraie humilité ?
-Elle est facile à reconnaître.
SI TU BAISSES LA TETE ET QUE TU T’ELEVES,
C’EST LA VRAIE.
SI TU BAISSES LA TETE ET QUE TU TE RABAISSES,
C’EST LA FAUSSE.
Ainsi tu peux toujours la reconnaître."

Extrait de "Dialogues avec l’ange"


dimanche 22 avril 2012

Nature - Vaas


"S'il y a une chose que nous devons apprendre, c'est à laisser la Nature agir à travers nous, nous effacer devant sa grandeur et son intelligence. Ainsi, non seulement nous redeviendrons vivants, mais nous trouverons également la force pour défendre ce qu'il reste de Vie autour de nous."

- Sébastien Vaas

jeudi 19 avril 2012

mardi 17 avril 2012

Comme le murmure du vent



Posées sur le chemin, 
fraiches comme un sourire en habit de printemps, 
les belles offrent le rouge de leurs fragiles coroles au caresse du vent .
Aussi nu qu'un silence en habit de velours, 
le pas léger des fleurs frôle le pied des vignes. 
Dorées par le soleil, elles se laissent gouter. 
Elles sont filles de la terre, 
mues par cette tendresse rugueuse 
si assoiffée d'amour, qu'elle nourrit le vol du papillon, 
si affamée de lumière qu'elle orchestre la valse des abeilles .
Les âmes se fondent en elles murmure le vent, 
comme  le chant des étoiles tisse le firmament.



*


 une belle découverte ici : http://www.inayamaka.com/

jeudi 12 avril 2012

La normalité - Alexandre Jollien


Je vous propose une vision d'Alexandre Jollien au sujet de la normalité et l'anormalité tirée de son livre « Éloge de la faiblesse »






Socrate
Tu n'as eu de cesse de dépeindre la vie au Centre et ton intégration... Souvent tu as relevé la ligne de partage entre le normal et l'anormal. Tu m'as certes donné une définition de la normalité. Mais serais tu capable, serais-tu assez renseigné pour approfondir ce sujet ?

Alexandre
Socrate, je crois être assez bien préparé pour satisfaire à ta demande. En effet, la distinction normal-anormal à conduit toute ma vie jusqu'à présent.
On m'a expliqué, par exemple, qu'il existe deux effets de la normalité. La normalité peut constituer une stimulation pour la personne qui s'en sent exclue. Elle peut aussi créer la marginalité, exclure...[...]
Socrate
[...]Quels sont les critères qui permettent de séparer l'individu physiquement normal de l'individu physiquement anormal ?

Alexandre
L'anormal est par définition ce qui s'écarte de la norme. Beaucoup de caractéristiques (la taille, le poids, …) varient au sein d'une population. La majorité des personnes se situeront cependant dans la moyenne. Ainsi, plus un individu s'écarte de la norme, moins il sera normal. Ta démarche, ton élocution Socrate, se rapproche plus de la norme que ma démarche, que ma manière de parler...Tu es donc normal, et moi pas. En médecine, on assimile l'homme normal à l'homme parfaitement sain.

Socrate
Cela paraît limpide. Mais sur le plan psychologique, où placerais-tu cette limite? Tu m'as expliqué qu'au sortir du Centre tu avais parfois des comportements extrêmes: tu exprimais tes sentiments de manière incongrue, tu éprouvais de la peine à garder la juste distance avec les filles, tu avais du mal à réprimer un geste par trop amical à l'égard d'un professeur. Comment distinguerais-tu, dans ces cas, le normal et l'anormal ?

Alexandre
Comme auparavant, le comportement anormal s'écarterait de celui de la moyenne, de celui du commun des mortels.
Socrate
Dans ce cas, selon ta définition, la personne exceptionnellement douée, ou extrêmement heureuse ou tout à fait normale, serait anormale.

Alexandre
Bien sur !

Socrate
Il faut donc que tu précise ta définition de « l'anormalité ».

Alexandre
L'anormal est peut-être ce qui s'écarte de ce que l'on considère comme une conduite acceptable.

Socrate
qu'entends-tu par « on »?

Alexandre
La société et ses normes.

Socrate
Ne m'as-tu pas dit que vous aviez l'habitude d'exprimer votre joie par des cris, par des gestes? Est-ce là un comportement anormal?

Alexandre
Il s'agissait là d'un comportement tout à fait normal au centre, et peut-être en est-il ainsi au sein de certaines populations.

Socrate
Il est donc difficile de définir l'anormalité exclusivement par rapport à la conformité aux règles d'une et une seule société, car celle-ci peuvent varier.

Alexandre
On pourrait aussi prendre comme critère le fait d'être inadapté. Certain l'on fait pour définir le handicap physique.

Socrate
As tu l'impression que tes camarades et toi étiez inadaptés?

Alexandre
Non. Je ne crois pas. Mais qu'est-ce qu'être inadapté?

Socrate
Justement, je te le demande.

Alexandre
On a souvent affirmé que la personne inadapté, anormale, se sent malheureuse.

Socrate
Est-ce vraiment le cas? Ne m'as-tu pas dit que la joie d'Adrien, le simplet du village, demeurait un exemple, une ressource? Et la fille mutilée qui rayonnait à la piscine se sentait-elle malheureuse?

Alexandre
Non

Socrate
Elle échappe donc à la régle. Est-ce peut-être une anormale pas normale ? Alexandre, où est précisement la frontière entre anormalité et normalité?

Alexandre
Je dois t'avouer que je l'ignore.

Socrate
Alexandre, j'ai une idée. Après cela, nous serons fixés sur la normalité. Où que je me rende, tout le monde me considère comme un marginal, un anormal et me traite comme tel. Pourtant, je marche droit, je respecte les lois... Prouve-moi, démontre moi que je suis, en tout point, tout à fait normal!
[Silence d'Alexandre]

lundi 9 avril 2012

J'ai marché sous la neige...



Vendredi j'écrivais : Je marcherais sous la pluie...
Rappelez moi de ne jamais faire de prévision...Je vais vous expliquer ce qui c'est réellement passé...
Hier, J'ai marché sous la neige, sur un parterre de fleurs violettes, et ce n'était pas à la mer mais à la montagne. J'ai caressé du regard les collines d'herbe verte. Et tandis que le vent me prenait dans ses bras, j'ai planté mes pieds dans la boue glacée . C'était un pur régal. Là un arbre m'a interpelé, il semblait mort, mais tellement vivant et ses branches dessinaient des chemins de vie au travers l'épaisseur des nuages. Comme je n'ai  pu m'empêcher de le toucher, il m'a  chuchoté ces mots : ... tu es vivante ... 
Nous étions 4 chiens et nous nous sommes assis près du four à pain où nous avions dressé la table à même le sol. Il faisait froid, nous avons échangé des mots et des tasses de tisanes. Je ne sais pas si c'était la tisane, les mots, ou l'air que nous respirions, mais soudain, je me suis sentie bien. 
juste bien ...
Rien ne m'avait préparé à cela sauf peut être plus tôt le matin, les croassements indignés du vieux chat à l'oreille coupée, tandis qu'il surveillait les mouvements du corbeau posé sur la barrière de la terrasse...

Ps : il paraitrait que le parterre de fleurs violette mystérieusement apparu au détour d'une colline aurait été causé par l'atterrissage d'un objet volant non identifié, et qu' à la nuit tombée  une joyeuse tribu de fées clochettes s'y retrouvent pour danser et chanter ...
Mais aucune de ces informations n'a pu être vérifiée à ce jour ...

vendredi 6 avril 2012

Je marcherais sous la pluie.



Là où les larmes teintes coloreront mes joues de leurs reflets salés, je marcherais sous la pluie.
Je n'écouterais point le vacarme des eaux solitaires. Du jour où la mer s'est retirée, brusquement, j'ai senti son absence me soulever. Comme un seul corps, je me suis levée.
Aujourd'hui elle revient dans toute sa beauté et de toute sa force m'ensevelir sous son écume blanche.
Aujourd'hui je veux me noyer dans ses fracas bleutés, m'enivrer de ses effluves , respirer son cœur de  tempête,  et offrir au silence ses ombres abyssales.


samedi 31 mars 2012

La vérité


Au nom de la Vérité, l'humanité a commis les pires crimes. Des hommes et des femmes sont morts sur le bûcher. La culture de certaines civilisations a été anéantie. Ceux qui commettaient le péché de chair étaient exclus. Ceux qui cherchaient un chemin différent, marginalisés.
L'un d'eux, au nom de la "vérité", a fini crucifié. Mais avant de mourir, Il nous a laissé une grande définition de la Vérité.

Ce n'est pas ce qui nous donne des certitudes.
Ce n'est pas ce qui nous donne de la profondeur.
Ce n'est pas ce qui nous rend meilleurs que les autres.
Ce n'est pas ce qui nous retient dans la prison des préjugés.
La Vérité est ce qui nous rend libre.
"Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous libérera" a-t-Il dit

Paulo Coelho : Maktub.

dimanche 25 mars 2012

Le moineau et le rétro



Ce matin je me réveille, je me pose face à la montagne pour me noyer dans le paysage. La vue du parking juste en dessous avec ses rang de voitures bien alignées casse un peu mon rêve, mais j'assiste à une scène insolite qui me fait sourire...
Un moineau se regarde dans le rétroviseur d'une voiture. Il virevolte, se pose sur le bord du miroir et semble vouloir passer de l'autre coté pour entamer un dialogue avec son image...Il ne comprend pas, l'autre en face ne lui répond pas … Alors il recommence avec la voiture d'à coté, la même danse, le même cinéma, l'image ne semble toujours pas vouloir traverser la vitre, le miroir fait barrière. Il continue encore sa quête, une autre voiture, puis encore une autre...
Il va ainsi sous mon regard, mi-attendri, mi-amusé tenter de communiquer avec 5 rétroviseurs pour finir par se percher sur une antenne et s'envoler …

Combien de miroir croisons ainsi nous avant de prendre notre envol...

Rencontre


"Selon Baal-Shem Tov, aucune rencontre d'un être ou d'une chose (...) ne se passe d'un sens secret. Les hommes avec lesquels nous vivons ou que nous côtoyons en tout temps, les animaux qui nous aident dans nos exploitations, les produits de la nature que nous transformons, les outils dont nous nous servons, tout recèle une substance spirituelle secrète qui a besoin de nous pour atteindre sa forme parfaite, son achèvement.

Si nous ne tenons pas compte de cette substance spirituelle placée sur notre chemin, (...) nous ne songeons qu'aux buts que nous poursuivons, et nous manquons l'existence authentique, accomplie... La plus haute culture de l'âme reste aride et stérile au fond, à moins que ces petites rencontres ne reçoivent de nous ce qui leur revient et puisent, jour après jour, des eaux vives qui irrigueront l'âme...".

Martin Buber


source : phytospiritualité

samedi 24 mars 2012

Tissages


Lorsque les arbres tissent leurs danses,


lorsque leurs danses tissent nos rêves...

vendredi 23 mars 2012

Connaitre Dieu - Khalil Gibran



Et si vous voulez connaitre Dieu, ne vous posez pas en interprète d’énigmes.
Regardez plutôt autour de vous et vous le verrez, jouant avec vos enfants.
Et regardez vers l'espace, vous le verrez marchant sur un nuage, les bras ouverts, au milieu des éclairs et descendant en pluie.
Vous le verrez souriant parmi les fleurs, puis se levant et agitant ses mains dans les arbres.

Khalil Gibran.

jeudi 22 mars 2012

L'ingénufléxion circonstanciée



L'ingénuflexion circonstanciée est inversement proportionnelle à la racine carrée de l'ordre intelligible de l'être . Après moult cogitations, réflexions, génuflexions, circonsflexion, circonspections, circonscriptions circonstancielles , J'en viens à constater que Je ne sais toujours pas ce que je veux... Mais par contre je sais ce que je ne veux surtout pas … et c'est déjà pas si mal ! Je crois que je vais commencer par là,  faire le point...
Non pas le point d'interrogation, ni le point d'exclamation, pas plus que les trois petits points de suspensions (j'en ai plus qu'assez d'être suspendue, je suis sèche et archisèche et même pas archiduchesse à force d'être accrochées à ce fil des temps d'ages )
Non que dis-je, je ne vais même pas faire le point, je vais être un point. Un point c'est tout !
Je crois qu'il était grand temps de mettre les points sur les i .

samedi 17 mars 2012

Le son de soi



Être soi,
ce n'est pas prendre le son de l'autre,
Mais c'est être attentif au son de l'autre comme à son propre son.





vendredi 16 mars 2012

Sucrée-Salée



Elle cherche en corps mi-aile,
des bouts de fille sel à nouer.
L’essentielle danse.
La nuance vibre en silence.
Sans cible le cœur sait,
goûter l’absence.

mercredi 14 mars 2012

La Confiance

La confiance est la matière première de celui qui regarde: c'est en elle que grandit la lumière.



La confiance est la capacité enfantine d'aller vers ce que l'on ne connaît pas comme si on le reconnaissait. "Tu viens d'apparaître devant moi et je sais qu'aucun mal ne peut me venir de toi puisque je t'aime, et c'est comme si je t'aimais depuis toujours."

La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie - avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l'air qui baigne la terre ou le silence qui creuse un ciel.

Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien.

Bobin - Boubat : "Donne-moi quelque chose qui ne meure pas"


source : http://presencedamour.over-blog.fr/categorie-10016348.html

lundi 12 mars 2012

Le vent des mots



L'amour est le sourire de l'aube et La mort un silence où le chant des mots à fini de nourrir les rivières du temps. Où L'être ne pulse plus. Et les mots déchirés se couchent là sur leur lit de feuilles mortes. L'encre à fondu le temps . Les mots, nus de douleurs , coulent , s'éparpillent en couleurs. Les lettres n'ont plus d'odeur, elles se meurent en absence. Ne demeure en substance qu'une simple présence.

dimanche 11 mars 2012

Prise de tête



Ce que je pense de moi ne change rien a ce que je suis ,
mais simplement la perception de ce que je suis
Ce que je pense de l'autre ne change rien à ce qu'il est,
mais simplement la perception de ce qu'il est.
alors je me le demande.
A quoi bon se prendre la tête ?

l'être ne se pense pas il se vit .

Quand je redeviendrai petit - Korczac



Vous dites :
C'est fatigant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
Parce qu'il faut se mettre a leur niveau,
se baisser, s'incliner, se courber, se faire petit.
Là, vous avez tord.
Ce n'est pas cela qui fatigue le plus.

C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever
jusqu'à la hauteur de leurs sentiments.
De s'étirer, de s'allonger, de se hisser
sur la pointe des pieds.
Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczac


 Pour en savoir plus sur Korczak : http://korczak.fr

samedi 10 mars 2012

Maison- Khalil Gibran



Et dites-moi, peuple d'Orphalese, qu'avez vous dans ces maisons ?
Que gardez-vous derrière ces portes verrouillées ?
Avez-vous la paix, la force tranquille qui révèle votre puissance ?
Avez-vous des souvenirs, ces voûtes scintillantes qui enjambent les sommets de l'esprit ?
Avez-vous la beauté, qui mène le cœur des choses façonnées dans le bois et la pierre vers la montagne sainte ?
Dites-moi, avez-vous ces choses en vos demeures ?
Ou n'avez-vous que le confort, ou la convoitise du confort, cette chose furtive qui se glisse dans la maison comme un invité, puis devient un hôte, et puis un maître ?
[...] 
Mais vous, enfants des espaces, vous dont le repos est toujours tourmenté, vous ne serez ni capturés ni domptés.V
otre maison ne sera pas une ancre, mais un mât.
Elle ne sera pas une étoffe chatoyante qui couvre une plaie, mais une paupière qui protège l'œil.
Vous ne replierez pas vos ailes afin de pouvoir franchir les portes, ni ne courberez vos têtes de sorte qu'elles ne heurtent le plafond, ni ne craindrez de respirer, de peur que les murs ne se fissurent et tombent.
Vous ne résiderez pas dans des tombes faites par les morts pour les vivants.
Et même regorgeant de magnificence et de splendeur, votre maison ne retiendra pas votre secret, ni n'abritera vos désirs.
Car ce qui est illimité en vous demeure dans le palais du ciel, dont la porte est la brume du matin, et dont les fenêtres sont les chants et les silences de la nuit.
                                                                    Khalil Gibran

source : eva baila