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samedi 5 mai 2012

Responsabilité



On a toujours le choix, c'est ce que m'a dit une psy un jour après que j'ai essayé de mettre fin a mes jours. Je n'ai pas compris à l'époque, il m'a fallu 21 ans de plus pour accepter cette réalité, prendre conscience qu'a chaque instant on à le choix, et que la liberté, passe par assumer la responsabilité de ces choix qui jalonnent nos chemins de vie.
La liberté est dans la présence consciente et responsable à la vie, à nos actes, à nos pensées, à nos émotions, à nos sentiments, à nos souffrances, à nos joies, à nos peines, à nos pleins, à nos vides. La constance est dans cette présence toujours à l'intérieur, jamais à l'extérieur. Et nos racines prennent corps dans cette présence intérieure et dans cette responsabilité.
Le détachement prends corps dans cette responsabilité car on ne peut se défaire que de ce que l'on a créé.
Lorsque l'on est responsable, l'on est ni juge, ni victime, ni coupable, ni méprisant, ni complaisant, l'on est simplement conscience. Une conscience bienveillante, et en paix, qui ne nie plus ce qui est, et qui l'accepte. 

J'arrive en fin de note et je m'aperçois que j'aurais beaucoup à développer, sur comment finalement la responsabilité favorise le lâcher prise, et permet d'accepter le fait de ne pas tout contrôler, pas même ses pulsions, ni  ses émotions. Comment la liberté passe par l'acceptation. Et comment finalement l' interdépendance nourrit la liberté lorsqu'elle nous demande d'aller puiser dans cette force qu'est l'humilité.

mardi 15 mars 2011

Colère


Laisser parler la colère,
L'écouter,
et s'apercevoir au reflet du miroir...
*


On peut être en colère sans haine ni ressentiment, cette terrible impression de haine et ressentiment, vient du fait que l'on ne voit plus  de l'autre que celui qui nous pique et la colère est dirigée vers cet être qui devient l'instrument de notre douleur mais est-il que cela ?  lorsque nous rejetons cette personne, n'est-ce pas en réalité notre souffrance que nous rejetons ?
la colère est l'expression d'un désaccord, où d'une douleur, laisser parler sa colère sainement, c'est l' exprimer par des mots  sans se tromper de cible et parler  de ce qui nous blesse et du désaccord (et non de l'autre en face qui ne partage pas notre point de vue :-)!!!) et se demander mais bon sang pourquoi, pourquoi cela me met dans cet état, qu'est-ce que cela touche? quelle cicatrice? je peux exprimer mon désaccord sans hurler. Alors pourquoi ? Pourquoi ce mot cette phrase, cette attitude me blesse autant ??? Exprimer sainement sa colère nous aide a avancer dans la relation a l'autre, dans la relation a soi.


samedi 12 février 2011

En vrac


Parfois les pensées passent, fugaces, et t'échappent, ou c'est toi qui t'échappes et les pensées restent là figées. Parfois l'on pense que c'est dans les mots que s'ancrent les pensées, les émotions aussi. Que l' on peut les coudre dans la chair des mots.
J'aime les mots libres lorsqu'ils dévalent les pentes ivres de la folie, tout mélangés. Et cet espace , ce grand espace de liberté où ils volent l'essence au sens. Tu les cueilles, et selon, ils peuvent tant dire ou rien dire.
J'ai peur parfois, que les mots ne viennent plus, pris au filet d'invisibles censeurs. Il existe une prison pour les mots. On dit que toute parole n'est pas bonne a dire.
A t' on tous droit à la parole, se demande le peuple de l'esprit ?

lundi 1 novembre 2010

Savoir aimer ?

Il y a quelque temps au téléphone avec une amie, l'on parle de l'amour, et je ne sais plus comment cela est venu dans la conversation, savoir aimer je crois. 
Qu'est-ce que savoir aimer?
Je me rappelle un grand silence. Un grand silence qui m'a vraiment retournée, et je ne savais plus, je ne savais pas si je savais aimer. 
C'est quoi aimer ? Est-ce que je n'ai jamais su aimer ? 
Si aimer c'est être là, présent , donner. Est-ce que je sais faire ça moi ?

Apprendre à aimer, à donner cela ne va pas de soi, il faut sortir de soi, voir l'autre, tel qu'il est.
Et parfois cela m'est difficile sortir, soit que je suis bien dedans, à tourner dans mon labyrinthe. Soit que je suis mal dehors, où parfois l'autre me fait mal, où parfois l'autre me fait peur. c'est insupportable alors je fuis, je fuis à l'intérieur, très loin, je fuis à l'extérieur,  loin, très loin de lui, d'eux, de toi,  de moi.
Alors tu vois dans ces moments l'autre je l'aime oui, mais de loin …
Et puis parfois je ne vois que mon reflet dans cet autre alors c'est moi que j'aime à travers lui, parfois l'autre est si près de moi, que je ne le vois même plus.
Pourtant, j'aimerai tant savoir aimer, savoir donner, savoir aimer sans condition aucune.
Alors j'ai demandé la vie. Aide moi, aide moi, je veux apprendre.
Et là, c'est à n'y rien comprendre, la vie a fait un truc bizarre. Tu sais comment est la vie, tu lui demande un truc et puis elle te donne autre chose.
Alors que j'ai demandé d'apprendre à donner, j'ai reçu. J'ai reçu tant et tant, que mon cœur déborde d'amour et que me voilà emplie d'une grande paix,
Alors j'ai beaucoup appris, mais j'ai surtout appris à recevoir....

C'est pas facile de recevoir, il y a recevoir et recevoir, je n'aime pas trop les cadeaux, les compliments, les dons en tout genre, ça me met mal a l'aise, toujours cette peur, peur que cela cache quelque chose, peur que l'autre ne me prive de ma liberté, qu'il ne m'emprisonne, qu'il ne m'empoisonne même par ces dons, en réalité même je rêve, ne rien devoir à personne, pour être libre, faire un maximum de choses seule, mais quel orgueilleuse !
Mais tu vois aussi, en même temps, dans l'attente, non pas dans l'attente de matériel, mais plutôt tu sais quelque chose qui épanche cette immense soif , cette grande faim ce grand vide dans ce ventre tellement remplis d'orgueil, tellement remplis de peur aussi, cette peur de l'autre. Mais si on y réfléchi entre l'orgueil, la peur, enfin tu vois tous ces trucs qui te gonflent et qui te pompent, où est la place de l'amour ?

Enfin tous cela pour dire que , je répète ce que j'ai dis plus haut ,
je demande à la vie de m'apprendre à donner et elle me donne l'opportunité d'apprendre à recevoir. Alors la vie me dit avant d'apprendre à donner, apprends à recevoir, apprends à taire cette peur, cet orgueil, qui te dit n'accepte jamais rien sans donner en échange. ainsi tu sauras toi aussi donner sans rien attendre, aimer sans rien attendre, et faire taire toute ces peurs, peur de perdre, peur du rejet, peur de ne plus être libre.

Être libre c'est aimer et donner avec son cœur et sans compter à qui, quand comment, pourquoi, ton cœur sais mieux que toi, ce que tu sais mais que tu as oublié. Être libre c'est savoir donner sans attente, et recevoir alors que l'on ne l'attend rien, être libre c'est être libre d'aimer.


jeudi 14 octobre 2010

Mouvement



L'être d'hier et d'aujourd'hui,
le même, 
si dissemblables,
L'un remplace l'autre, 
l'autre efface l'un.
Et toi tu cherches,
ce qui ne bouge,
ni dedans, ni dehors.

mardi 5 octobre 2010

Illusion


Hier
Aveuglée par les larmes,
je ne pouvais plus voir.
Assourdie par les cris,
je ne pouvais plus entendre.
Perdue dans mes délires,
je ne pouvais plus penser.

Aujourd'hui
j'y vois,
j'entends,
mes pensées semblent sensées

Pourtant je me demande,
où donc est l'illusion ?



mardi 24 août 2010

La chasse aux mots

Depuis quelques jours mes doigts me démangent, mes phalanges rouillés grincent d'ennui, et mes ongles trépignent d'impatience : « pfff...Ces vacances s'éternisent... »
-Moi : « Oui, oui, oui, je vous comprends, mais voyez vous, j'ai un sérieux problème, j'ai égaré mon sac de mots. »
- Mes doigts : « Comment ? »
- Moi : « Oui,vous avez bien entendu, j'ai perdu mes mots ! Ce sont des choses qui arrivent ! »

Alors, je me suis mise à la recherche de mes mots, j'ai cru un moment qu'ils étaient simplement perchés sur le bout de ma langue. Il peut arriver parfois de retourner toute la maison du réfrigérateur au placard à chaussures à la recherche d'un sac de mots et s'apercevoir au final que les mots étaient simplement là, sous notre nez, collés au bout de la langue.
Mais là, j'ai bien regardé partout, dessus, dessous, dedans, dehors, rien au bout de ma langue, rien de rien, pas même une ébauche rime.
Nullement découragée, j'ai poursuivi ma quête, je me suis lancée sur leurs traces...



Pas facile, ils étaient partis dans tout les sens, brouillant les pistes, dansant des rondes calligraphiques colorées, se plaisant à raturer des pages entières. J'ai pisté leurs empreintes jusqu'au fleuve encre noir en suivant un chemin crayonné de mots bleus . Je me suis arrêté là, au croisement, près d'un vieux pont de bois vermoulu. J'ai observé longuement le sol, quelque chose c'était produit ici : la terre semblait noircie, il flottait une âcre odeur de brulé, des poussières de cendre me piquaient les yeux et m'enserraient la gorge. C'est ici que les mots semblaient avoir volés en éclat . Et Le Vent me souffla à l'oreille qu'il en avait semé en des lieux à la ronde :

Sur la plage, où des mots salés se seraient nichés au creux de vagues d'émotions.


Dans les nuages où des mots cotons, en quête de douceur, auraient trouvé refuge.


Et même jusqu'au fond de la forêt où des mots qui n'étaient plus que l'ombre d'eux même, se seraient laissé prendre dans la toile d'une sombre dame araignée.



Mais il ne me dit rien de mon étoile secrète. J'avais espéré que dans le souffle de cette explosion un de mes mots l'aurait approché ne serait-ce que d'un cil. Mais qu'est-ce qu'un mot lorsqu'on a la lumière.

Je finis par tomber, épuisée, mais apaisée. Cette course, était enfin terminée. J'avais perdu tous mes mots, et mon inspiration envolée, je ne savais plus comment nourrir ce blog .

Il me restait une dernière carte, un joker : Minouch
Minouch est mon intrépide chatte-guerrière-amazone qui a suivi un entrainement très pointu en matière de chasse aux mots comme l'atteste la photo suivante :


Vous vous dites probablement : « Pfffff, cette chatte ne chasse pas, elle dort... »

Et vous avez raison ! : Elle dort ... 
Mais surtout,elle rêve...
Elle rêve, et au pays des rêves de Minouch, les mots n'existent pas.
Ses muses sont essences de mots qui n'ont pas encore pris corps.
Fluides et légères, elles vous enveloppent, vous pénètrent et vous caressent la pointe de l'âme.
(Cela explique pourquoi les chats passent autant de temps à dormir, et pourquoi ils sont dotés d'une si grande sensualité …)

Et Minouch m'a murmuré du bout de sa moustache :
« Ne perds pas ton temps à chercher ton sac de mots.
Ne perds pas ton temps à pleurer tes rêves perdus.
L'enfant qui ne voit jamais le jour ne meurt pas.
Pourquoi regretter une finalité qui rime avec finitude ?
Poses toi.
Vois comme tes rêves perdus nourrissent le silence.
Poses toi.
Ne sens tu pas déjà poindre en ton cœur les germes de l'Amour ?
Poses toi.
Entends tu qu'en le ciel délavé par tes larmes, tinte la mélodie du rire des enfants ? »


vendredi 18 juin 2010

D'ici ou d'ailleurs


Parfois je le croise,
Ou c'est lui qui me croise,
A chaque rencontre j'apprends un peu mieux a le connaitre,
Mais ce n'est pas facile, car a chaque rencontre il est diffèrent,
il est diffèrent et c'est sa richesse,
Et sa richesse il me la transmet dans son regard,
Son regard que je cueille, dans l'amour, dans l'humour, dans la colère, dans la peine, ou même dans la haine...

Son nom n'a pas d' importance.

Mais il me l'a dit : "je suis l'être humain d'ici et d'ailleurs. Je suis ton banquier, ton plombier, ta sœur, je suis aussi l'homme qui boit son rosé sur un coin de trottoir , ou le fou qui hurle sa fureur au vent."
 Il m'a dit : "Je suis diffèrent, mais ne me croise pas dans l'indifférence. La différence dans l'indifférence, c'est la mort de l'homme."