mercredi 7 mars 2012

La tristesse me met en joie



La tristesse n'as pas disparue de ma vie ...
Parfois je sens  poindre son nez froid et humide juste contre ma joue, comme aujourd'hui...
Mais aujourd'hui la tristesse ne me fait plus peur.
Oserais-je dire que sa présence me réjouit ?
Pourquoi ne pourrais-je accueillir la tristesse avec le sourire ?
 Tristesse, lui dirais-je qu'as tu aujourd'hui à me dire ? qu'avons nous ensemble à guérir ?
approche toi, parlons, réchauffons ensemble nos cœurs  et allumons une a une les étoiles du ciel.
Et si chaque tristesse venait a nous, pour allumer une petite étoile dans notre regard. 
Et si chaque fois que nous l'ignorions nous perdions une opportunité précieuse et unique  de nous « découvrir » un peu plus , de nous dévoiler à nous même.
La tristesse ne viens jamais pour rien, et à celui qui essaie de te le faire croire (même et surtout si c'est toi ), dis lui bien :
Connais tu  l' histoire de cette tristesse?
Pourquoi la nommes tu indésirable passagère ?
L'as- tu bien écoutée, et l'as tu bien comprise ?
si tu l'étouffes, si tu la fuis qu'auras-tu as apprendre de ses larmes et de ses soupirs ?
Alors souris et accueil là.
Mais ne te trompe pas : si la tristesse  n'est pas rien, la tristesse n'est pas tout. Et surtout, la tristesse n'est pas toi . Elle est un oiseau de pas-sage, venu se poser sur tes branches.
Écoute la, marche avec elle  puis laisse la s'envoler sans regret ...
Que ton cœur ne garde d'elle que l''empreinte salvatrice de ses larmes de cristal.

lundi 5 mars 2012

Mélodie - Rainer Maria Rilke


"...une fois qu'on a découvert la mélodie de l'arrière-plan, on n'est plus indécis dans ses mots ni obscur dans ses décisions. C'est une certitude tranquille née de la simple conviction de faire partie d'une mélodie, donc de posséder de plein droit une place déterminée et d'avoir une tâche déterminée au sein d'une vaste oeuvre où tous se valent, le plus infime autant que le plus grand. Ne pas être de trop, est la condition première de l'épanouissement conscient et paisible."

Rainer Maria Rilke
Notes sur la mélodie des choses

dimanche 4 mars 2012

Nid


Le milieu n'a pas de contraire. 
(Valentin, 2010 )

Cultiver sa terre


Prendre soin de l'autre, c'est d'abord prendre soin de soi. On ne peut aimer si on ne s'aime pas.
On ne peut  pardonner si on ne se pardonne pas.

"On ne sème pas si on ne s'aime pas. "

Pour qu'une fleur soit, pour qu'une fleur s'épanouisse, il faut qu'elle ait d'abord été graine. Une graine semée sur une terre fertile... Une terre d'accueil, une terre d'amour, qui sait voir et recevoir l'amour que la vie lui donne, une terre qui sait aussi se donner de l'amour à elle même.
Car l'on ne peut donner, se donner que si l'on s'accorde à soi même et l'on ne s'accorde qu'a ce que l'on aime.
Mais pouvons nous aimer ce que nous ne "voyons pas ?".  Pour s'aimer vraiment, il nous faut connaitre , reconnaître et aimer chaque parcelle de notre terre, de la plus belle, à la plus vile.
Lorsque chaque parcelle aura été reconnue et aimée pour ce qu'elle est, alors non seulement les fleurs qui s'épanouissent sur cette terre exhaleront le parfum de la vérité, mais ses arbres donneront les fruits de l'amour et de nouvelles  graines à s'aimer :)

"si ton cœur te condamne,
Dieu est plus grand
que ton propre cœur." (IJn 3,21)



samedi 3 mars 2012

Brume


"J'étais au début d'un voyage tout nouveau qui devait me conduire plus avant vers la vie complète et harmonieuse que je cherchais instinctivement. Pour entreprendre ce voyage, il me fallait apprendre d'abord à connaître les terres inconnues de mon propre esprit.... Ce travail est aussi vaste que la vie, car il englobe l'analyse de notre être physique, mental, affectif et spirituel."

"Posez-vous la question "Qui suis-je?" Et, par ce rappel constant, vous saurez que vous êtes la lumière de la perception".


Ella Maillart

voyageuse, écrivain et photographe suisse
source : vent d'éveil

Le train de la vie



tantôt nous avons l'impression que nous traversons la vie,
tantôt nous avons l'impression  que la vie nous traverse.
Pourtant la vie demeure en nous,
et nous demeurons en la vie.
Pouvons nous traverser ce qui demeure en nous ?
Pouvons nous demeurer en ce qui nous traverse ?

lundi 27 février 2012

L'oiseau de brume


C'est un oiseau de brume, un oiseau de la lune, il marche dans son ombre, sur les rives d'un lac ou les barques  reposent sur les reflets d'hier.
Perdu dans les reflets et noyé dans la brume, il ne sait ni les plumes ni le vent dans ses ailes, il a tout oublié. Il a cru si longtemps que cette ombre ténue, accrochée à ses pieds l'empêchait de voler. il ne voyait au loin  que la valse floutée des silhouettes  grises des bateaux de passage  ... Pourtant  au bout du gris, au delà  des nuages, le ciel est toujours bleu … Le bleu est de tout temps, de tous vents de tout lieux. On le lui avait dit et l'oiseau y croyait. Le souffle de voix lointaines provenant des bateaux  murmuraient bien souvent les jours d'épais brouillard: le bleu est là, accroche toi au bleu !
Les yeux écarquillés scrutant le coton blanc, il se disait : "courage, le bleu est là ..." Mais le bleu, l' oiseau de brume en avait oublié la couleur. Et il aurait aimé voler la haut, derrière les nuages pour s'emplir d'azur. Mais  avec cette ombre accrochée à ses pattes il était bien évidemment condamné à marcher sur les rives d'un lac où les barques reposent sur les reflets d'hier...

Pour ceux qui se demandent comment dans le pays des brumes, sans bleu et sans soleil un oiseau peut marcher dans son ombre, j'ai envie de répondre : pour la même raison qui l'oblige à demeurer au sol attaché à cette ombre ….





jeudi 23 février 2012

Jonathan - Richard Bach


"- Comment se fait-il, fit observer Jonathan, rêveur, que la chose la plus difficile au monde soit de convaincre un oiseau de ce qu'il est libre et de ce qu'il peut s'en convaincre aisément s'il consacre une partie de son temps à s'y exercer ? Pourquoi faut-il que cela soit si difficile ? "

Richard Bach, Jonathan Livingston le Goléland

lundi 20 février 2012

l'heure interieure

Montre molle- Dalli

Triste, profonde, heure intérieure.
regarde couler le temps  entends la source , elle sait tant 
J'aimerai tant regarder ailleurs, voir au delà d'eux mes limites.
L'heure intérieur remonte en corps les bouillonnements, l'émotion foisonne, mais ne fusionne point, quelque chose à changé, le bouleversement me bouleverse différemment, parfois les mots se touchent sans me toucher. L'élan s'envole aussi  parfois, sans moi, je reste là, je le regarde mon bel élan : Seize ailes se déploient soulevant le silence. Je reste et je le regarde partir, je sais qu'il est là... Parti il reste posé là , il a simplement revêtu l'absence, et il tourne les pages du temps...

vendredi 17 février 2012

La vérité vous rendra libre."



Suite au notes précédentes, je vous propose un extrait d'un ouvrage :
L'évangile de Jean traduit et commenté par Jean-Yves Leloup.


"Si vous demeurez dans ma parole,
vous serez mes disciples,
vous connaitrez la vérité.
La vérité vous rendra libre. » (VIII, 31-32)

Demeurez dans la parole- c'est une thème qui revient souvent dans l'évangile de saint Jean. Il s'agit d'être de plus en plus « informé » au sens quasi génétique du terme par les paroles de Ieschoua, pour lui devenir semblable et devenir ainsi des disciples du Logos, des êtres habités par intelligence et l'Harmonie Créatrice.
La pratique, c'est à dire la vérification dans le quotidien des informations évangéliques, va nous conduire à l'expérience de « l'aléthéîa » -  « l'aléthéîa » qu'on traduit généralement par Vérité, veut dire « dévoilement de l'être, sorti de léthé, l'oubli de l'être véritable »- l'écoute des paroles du Christ et leur mise en pratique sont en effet un moyen habile pour nous garder dans la mémoire concrète de l'Être, et nous délivrer de l'oubli ou de l'ignorance de ce qui ce vit réellement en nous et à travers nous-
L'état « l'aléthéîa »- état d'Éveil et de Vigilance- nous rend libres. Libre d'abord de l'ignorance dans laquelle nous sommes et de notre être véritable, libres ensuite des empreintes et des mémoires que nous projetons sans cesse sur le Réel. La parole du Christ est invitation concrète à l'amour. En nous demandant d'aimer « ce qui est » plutôt que « ce qui devrait être », elle ne nous permet pas de nous éloigner du Réel.
Le Réel, c'est l'Autre, aimé dans son Êtreé et dans son Autreté, rien ne peut nous obliger d'aimer ainsi, rien ne peut nous en empécher, nous sommes libres de préférer le Réel.
Rien ne peut nous obliger à être vrai, rien ne peut nous en empêcher, nous sommes libre d'être fidèles à nous même, à ce qu'il y a de plus grand, de plus aimant, de plus intelligent en nous (le Logos, le Pneuma, les dimensions divines de notre être).
Pour celui qui vit à partir de ce centre transcendant de lui-même, « il n'y a plus de loi »-il y a fidélité- instant après instant- à la vérité de son être.

Jean-Yves Leloup, L'évangile de Jean, Albin Michel, (Spiritualités vivantes), pp. 239-240.







"JE SUIS est libre à l'égard de tout les conditionnements, positifs ou négatif et c'est cette liberté là qui est notre véritable identité" J.Y Leloup

mardi 14 février 2012

Liberté (2)


Je vous  propose un rêve fait il y a quelques temps et qui avec d'autres rêves m'ont amenés a réfléchir sur ce qu'était "être libéré".

Dans ce rêve je vois une lune pleine magnifique , auréolée d'une lumière violette, un trait de lumière sort de cette auréole et dessine une croix lumineuse violette dans le ciel, puis deux, puis 3 puis 4 , etc...pour finir le ciel est zébré de croix violettes. Puis j’entends une voix qui dit, elle est libérée...

De quoi est-elle libérée, qu'est-ce que la vrai liberté, qu'est-ce qu 'être libre ?
J'ai un peu répondu a cela dans la poésie de la note précédente, pour moi être libre, c'est être libre de toute attente dans nos "attachements", être libre c'est, dans ce détachement de nos attentes sur l'autre, sur la vie être encore plus relié à l'autre, relié à la vie relié à soi.
Dans ce rêve toute les croix dans le ciel sont lumières, reliées par la lumière . cette lumière est au cœur de la nuit celle qui nous réveille, celle qui nous révèle, celle qui nous unis.  Cette lumière lunaire, cette lumière qui irradie au cœur de la nuit me parle comme me parle la lune, comme me parle le ventre, le sein maternel dans sa capacité d’accueil et de don sans rien attendre en retour que le bien être de son enfant.
La lune reçoit la lumière elle l’accueil en son sein puis nous la renvoie pour éclairer nos nuits. 
Ainsi la lune est libre, ce qu'elle reçoit librement, elle le donne librement a ceux qui comme elle veule bien recevoir ce cadeau qu'est la lumière .
Mais la lune est aussi reliée a la terre , au soleil, aux autres astres par des phénomènes d'attraction générés par la matière.
Comme la lune nous somme matière, animé par des phénomènes d'attractions et de répulsions, comme la lune aussi nous somme libre d’accueillir et de rendre la lumière que nous recevons.

*

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous serez mes disciples,
Vous connaîtrez la vérité.
La vérité vous rendra libre. »
Évangile de Jean (VIII,31-32)
 




lundi 13 février 2012

Liberté


Le goût de la liberté,
à partager,
dans l'amour,
c'est apprécier la liberté de l'autre
tout autant que la sienne.
Nous sommes libre de nos choix,
libre de nos actes,
libre de nos pensées,
lorsque je m'accorde à cette liberté,
je t'accorde (à ) cette liberté,
et cette liberté me comble bien plus que toutes les réponses à  mes attentes .
Libre d'attentes
 je me  réjouis bien plus encore de TA liberté
 que de la mienne.
Je me réjouis de CE QUI EST et qui nous offre à toi comme à moi cette liberté
Pourtant ce n'est pas la liberté que j'aime.
Mais cet état me permet de me réjouir de CE QUI EST.
*
être
Ce qui est,
dans cette liberté,
c'est CELA l'Amour.

*




dimanche 12 février 2012

Lacher prise


Et si lâcher prise c'était simplement sourire,
laisser courir les mots,
laisser fleurir son cœur
le laisser dire,
juste s'ouvrir,
s'ouvrir encore un peu plus,
un peu plus chaque jour,
Et Sentir,
Vraiment sentir …
pas REssentir  la peine, la haine, l'effroi la joie.
mais juste 
SENTIR CE QUI EST ,
posé
Là,
maintenant,
pour la première fois

QUI EST CET ETRE QUI LA ?
Et qu'est-ce qui ce présente à lui ici,
Comment gouter, en cet instant, cette présence ?
*
Passer du regard au sentir ?
*
on voit avec les yeux,
mais c'est avec le cœur que l'on sent,
c'est avec le cœur que l'on s'ouvre au présent

mercredi 8 février 2012

Chemin



Il n'y pas d'autre chemin pour toi que celui qui te rejoint,
aussi ne marche pas dans d'autres pas que  les tiens.
*
Oublie tout ce que tu es
soi
*
Ne juge rien de ce que tu vois,
ouvre les yeux et vois .
*
Rien ne t'appartient,
*
Rien
*
ni le regard que tu poses sur l'autre,
ni le regard que tu poses sur toi,
ni même le regard que te prête le silence,
*
 il t'appartient seulement de t'ouvrir à ce regard.
*
il t'appartient de choisir les regards qui te ressemblent,
il t'appartient de choisir les regards qui te rassemblent.

Lumière - Mandela




« Nous ne craignons pas tant notre incompétence que notre puissance. C’est la luminosité de notre âme, et non ses ténèbres, qui nous effraie le plus. Nous nous demandons : «Pourquoi serais-je, moi, un être brillant, magnifique, talentueux, formidable?». En réalité, pourquoi ne le seriez-vous pas? Votre manque de grandeur ne sert pas le Monde. (…) Lorsque nous laissons notre âme répandre sa lumière, nous permettons inconsciemment aux autres de révéler la leur. Lorsque nous nous affranchissons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. » Nelson MANDELA

dimanche 29 janvier 2012

un jour



Un jour, 
Je ne serais plus
qu'une
étendue
dans le désert de mes pensées,
et ce jour, je ne serais plus.
Mais ce jour n'arrivera jamais si ce n'est aujourd'hui que je le vis

dimanche 22 janvier 2012

L'Eprise de conscience


Le véritable Amour n'est pas celui qui nous attache,
Mais celui qui nous libère.

Le véritable amour n'est pas celui qui viens de l’extérieur,
Mais celui qui viens de l’intérieur.
*

Au plus près du coeur,
au plus loin des peurs...
*
Migrer de
 Méprise de conscience,
en
  L’Éprise de conscience...

vendredi 20 janvier 2012

Lettres qui cheminent


L’être se dessine au cœur de l’argile.
Ses mots le déposent  aux courbures du temps.
Le vent souffle encore sur les voiles d’hier.
Présence fragile au cœur de l’oubli,
l’évidence glisse où les mots se plissent.
Lettres qui cheminent en mots immobiles,
ambrent le silence d’une Lumière subtile.
Le temps n’est plus,
l’âme se prose.

vendredi 2 décembre 2011

Silence



*
c'est dans l'absence de mot que l'on goûte l'essentiel
*

Parfois les mots ne viennent plus,
non qu'ils ne soient plus,
simplement,
ils réclament
l'intimité d'un  silence.
dans le silence l'on peut sentir,
traverser les portes du vide,
sans se heurter aux reflets des miroirs.
le silence est poreux,
dans le silence je suis poreux
il me nourrit, je le nourris,
je ne sais pas si c'est lui,
je ne sais pas si c'est moi.
*
Dans le silence nous ne sommes qu'un,
Dans le silence  je meurs chaque jour.

*
le silence,
est partout,
*
partout
où l'on s'oublie.
*
par tout,
on s'oublie
et le silence nous révèle


samedi 26 novembre 2011

La vallée aux montagnes d'or

Rêve de cette nuit :

Je marche  avec des compagnons,  vers la ligne d’horizon. Le groupe est guidé par un homme aux cheveux long. 

image  http://poderosa.uniterre.com/
Puis, dans l’élan de ma marche je quitte le groupe et je bifurque et je me dirige seule, sur un chemin de rocaille, qui mène a une montagne ou vit un Basilic (je dis basilic, car il a l’aspect d’un basilic, tel qu'on le vois dans "Harry Potter" et la chambre des secrets, mais le mot qui m’est venu a l’esprit au réveil pour  nommer est Salamandre). Cette montagne semble faite de Roche et de Sel. 
Je sais que je dois affronter seule le « Monstre » qui vit a l’intérieur et je sais que ce n’est pas sans danger. L’homme me regarde en souriant bienveillant et semble me dire du regard, qu’il comprend que je veuille aller sur cette route, puisque elle fait aussi parti de mon chemin, elle fait aussi parti de mon être. Mais mon chemin aujourd’hui est d’avancer avec le groupe, de continuer d’avancer tout droit vers l’horizon. 




Cette route est beaucoup plus agréable, de vertes vallées, de la compagnie aussi. Je choisi donc de poursuivre tout droit  et alors que j’avance, dans le même temps, je m’élève, je m’élève vers les plus hautes branches d’un arbre immense, 

image :ariagaphotos
je m’élève mais je suis toujours en chemin. Et alors que je monte, je commence a chanter, une seule note, une seule voix, mais qui s’élargie et qui gagne en puissance lorsque je me rapproche des plus hautes  branches  de l’arbre qui semblent toucher le ciel. Je redescends ensuite pour rejoindre le groupe, toujours en volant. alors que je me rapproche du sol, au ras de l’eau, j’aperçois dans l'eau des tortues . 

image : http://www.dinosoria.com/tortue_mer.htm

Et j’entends « infini féminité ». Et nous regardons émerveillé ces tortues comme un magnifique présage, nous sommes sur la bonne route, nous apercevons au loin notre point d’arrivé une chaine de montagnes baignées d’or orangé.




mardi 22 novembre 2011

Qui va piano va sano


L'important n'est pas d'aller vite,

 L'important n'est pas d'aller loin,


 L'important est de se trouver en chemin.

lundi 21 novembre 2011

Lacher



Mieux que de ne rien attendre,
Il faut s'attendre a tout !
Sans rien attendre en particulier.
Lâcher tout
ouvrir grand les fenêtres,
Et s'ouvrir à tout les possibles !

jeudi 17 novembre 2011

Merci


Petit matin se pose,
Le soleil se prose,
La vie étend ses ailes,
Et mon cœur s’élargit,
De voir et reconnaitre ce qui lui fait plaisir,
Le parfum du miel et du thé à la menthe,
La douceur orangée naissant sur l'horizon
la plénitude du matin lorsqu’il se déploie comme un sourire à la vie …
*
La vie c'est au petit matin que l'on la cueille,
c'est au petit matin que l'on l’accueille
*

jeudi 27 octobre 2011

Centre


 Tout oublier,
pour mieux se souvenir
*
l'essentiel est ici
*
les yeux fermés
*
 ouvert.
*
 plus de grillage


*

le ciel à l’intérieur


*
Trace de sel au cœur du temps
*




vendredi 21 octobre 2011

Passagères



 Que nos visions sont passagères...
Elles nous traversent de part en part.
*
L'âme se roule.
*
La vague déroule ses fils.
*
 Et nos pensées s’effilent.
*
Et le sable du temps tisse l' humide et le vent.
*
De nos rêves endormis,
reste la trace mousseuse,
l'écume des jours blancs,
et le goût du sel sur les lèvres.
*

lundi 17 octobre 2011

Le Soleil mort



Un jour,
alors que je marchais dans le rouge de l’automne,
goûtant de mes oreilles le bleu vif du ciel,
j’ai entendu un soleil mort.
Sa voix d’or vibrait, dansait sur le silence…
Je me suis surprise à sourire.
Il était beau ce soleil mort,
il était plein de vie…
*
Alors je me suis demandée :
Qu’est-ce qui rayonne dans ce soleil ?
Il est sec, il est mort, pourtant son chant résonne.
Frisson au chœur du ciel,
il embaume l’atmosphère.
Et des milliers d’abeilles par l’odeur attirées butinent son corps de miel.
*
Puis j’ai réalisé…
Le chant ne venait
ni du rouge des feuilles,
ni de l’azur en deuil.
Le chant venait d'ailleurs...
La vie avait planté un soleil dans mon cœur !

lundi 3 octobre 2011

L'amour


Il n’y a rien à apprendre,
Il n’y a rien à comprendre,
Il y a juste à entendre

Il n’y a rien à prendre,
Il n’y a rien à attendre,
Il y a juste à tendre

Il n’y a rien à avoir,
Il n’y a rien à savoir,
Il y a juste à voir.

Il n’y a rien a connaître,
Il n’y a pas a naître,
Il y a juste a être.

Il n’y a rien a perdre,
Il n’y a rien à gagner,
Il y a juste à aimer.

L’amour est simple,
dépouillé
Un cœur qui aime,
Avance sans peurs,

*

jeudi 29 septembre 2011

Le rêve de la plume bleue

Parmi mes Rêves, ils en a qui me font du bien lorsque je m'en imprègne, celui ci, qui date de mars 2009 fait parti de cette catégorie.




J’arrive dans un village, où plutôt un camps. Nous sommes tout un groupe. Et nous sommes accueilli par un autre groupe de personnes en blouse blanche, des médecins. Il y en a de tous les genres homme/femme, de toutes les tailles, de tous les métiers, etc... Nous avons des épreuves à passer. La première épreuve consiste à courir sur un terrain d’athlétisme circulaire. Je ne suis pas très rapide, et je me fais doubler… Mais Dora,(Dora, l'exploratrice pour ceux qui connaisse le dessin animé) interrompe la course au bout d’un moment. Je n’ai fait qu’un seul tour alors que d’autres en on fait 2. Mais cela n’est pas important dit la petite fille, ce n’est pas la rapidité qui est importante... Nous passons aux épreuves suivantes (c’est un peu vague je n’ai pas noté le rêve a l’époque), c’est une sorte de chasse au trésor et nous avons plusieurs éléments à trouver, nous creusons faisons des découvertes, (c’est une recherche collaborative), la plupart de ses recherches se font en extérieur par exemple dans la terre à creuser. Nous devons également chercher une plume bleue dans un endroit couvert, cet endroit est supervisé par un médecin « prêtre ». Il y a plusieurs vitrines avec des objets exposés. Je regarde le sol et je vois la terre se détremper d’eau, alors je me dis que pour trouver la plume bleue, il faut pleurer. Alors je pleure et la plume bleue apparaît derrière une vitre, mais la chasse au trésor n’est pas terminée, cette plume est en rapport avec un objet qui se trouve dans un endroit qui appartient à tous et a chacun, un château féerique (qui ressemble à celui de fantasia dans l’histoire sans fin) ?





S'ouvrir


Passer d'une marche solitaire à une marche solidaire

dimanche 25 septembre 2011

Sous le pas du marcheur...




Sous le pas du marcheur bruissent les mots d'hier, des mots épiques, des mots qui piquent parfois. Des mots très haut perchés issus de branches élevées. Leur chute est un silence. Ils s'écrasent au sol, comme un mort sur son lit. Entre les feuilles roussies, à l'abri de leurs bogues, ils poursuivent leur histoires ….
 *



Les mots un peu fêlés ouvrent un œil distrait mais néanmoins curieux.

* 
 



 Les mots écartelés, explosent à la lumière, dévoilant sans pudeur 
le brillant de leur peau . 

*



D'autres mots, complètement nus, fondent dans la douceur d'un amour infini,
confiant leurs âme charnue, au terreau de la mère. 

*

*dernière image empruntée chez la fourmi  : http://aufildelaviecejour.blogspot.com/

samedi 24 septembre 2011

Accepter


Accepter n'est pas se résigner,
Accepter c'est accueillir.
Ainsi s'accepter c'est accueillir en son coeur toutes les parties de soi,
avec amour,
comme l'on prend un enfant dans ses bras,
Sentir notre regard se transformer,
Sentir l'amour grandir,
nous envelopper
puis diffuser de l’intérieur vers l’extérieur,
de l’extérieur vers l’intérieur,
dans l'amour nous somme un

mercredi 21 septembre 2011

mardi 6 septembre 2011

L'histoire



Une histoire se construit dans le temps. Et c’est dans l’histoire que l’on se construit, c’est dans l’histoire que JE me construis.
Mais dans cette histoire qui me construit, dans cette histoire qui me rêve elle, où suis-je ?
En réalité je vis dans l’instant, en réalité c’est l’instant qui me révèle, lorsque je me pose en présence.
De jour en jour je suis dissemblables. Alors je me construit chaque jour avec un être diffèrent, jusqu’au jour ou je ne me reconnais plus, alors je me détruis.
Puis je me reconstruis, au plus près de ce qui me semble être moi, au plus près de ce qui me semble être révélé de moi même. Et c’est douloureux, ne plus se reconnaître, c’est douloureux cet éternel recommencement, ces changements, ces morts, ces renaissances.
Alors pour en revenir à mon histoire, celle qui me construit, celle qui me révèle au travers ce JE de construction. Cette histoire s’inscrit dans le temps, et le temps m’est compté, le temps m’ apprends à compter, autant qu’a me raconter pour m’inscrire dans le fil du temps.
Ainsi je deviens fils où fille du temps. Avec le fil du temps je construis la trame de mon histoire, et en mêlant mon fil a ceux des autres je construit la trame de l’histoire du genre humain. Mais suis-je cette histoire ? Suis-je cette succession de je qui s’enfilent les uns derrière les autres comme des perles que je tisse pour orner mon ouvrage ?
En réalité je ne me construis pas dans le temps, je me cherche, je me cherche d’instant en instant, persuadée chaque jour d’être au plus près de moi. Je me cherche dans le temps.
Mais cette course est infructueuse. L’on ne peut pas se trouver dans le temps, puisque l’on vit dans l’instant.
Le temps simplement est là pour nous aider à construire une histoire, à construire notre rêve.
Mais pour être soi, l’on doit se détacher de l’histoire et simplement vivre l’instant.

Je m’inscris dans l’histoire,
Je m’inscris dans  le temps,
Je m’attache à un JE,
Je me délie d’un autre.
Mais Elle,
Elle est intemporelle,
Elle est libre,
Alors elle laisse le JE a ses Jeux,
Et VIT pleinement l’instant…