samedi 6 novembre 2010

L' araignée et le papillon


Endormie sous un olivier.
Au matin je me suis éveillée toute engluée dedans sa toile.
J'ai déchiré ses voiles, agacée.

Tu ne m'effraye point araignée,
mais c'est lassant de ne pouvoir s'assoupir un instant.

Et le papillon ?

Araignée, Papillon, semblables que l'on ne peut confondre !


lundi 1 novembre 2010

Savoir aimer ?

Il y a quelque temps au téléphone avec une amie, l'on parle de l'amour, et je ne sais plus comment cela est venu dans la conversation, savoir aimer je crois. 
Qu'est-ce que savoir aimer?
Je me rappelle un grand silence. Un grand silence qui m'a vraiment retournée, et je ne savais plus, je ne savais pas si je savais aimer. 
C'est quoi aimer ? Est-ce que je n'ai jamais su aimer ? 
Si aimer c'est être là, présent , donner. Est-ce que je sais faire ça moi ?

Apprendre à aimer, à donner cela ne va pas de soi, il faut sortir de soi, voir l'autre, tel qu'il est.
Et parfois cela m'est difficile sortir, soit que je suis bien dedans, à tourner dans mon labyrinthe. Soit que je suis mal dehors, où parfois l'autre me fait mal, où parfois l'autre me fait peur. c'est insupportable alors je fuis, je fuis à l'intérieur, très loin, je fuis à l'extérieur,  loin, très loin de lui, d'eux, de toi,  de moi.
Alors tu vois dans ces moments l'autre je l'aime oui, mais de loin …
Et puis parfois je ne vois que mon reflet dans cet autre alors c'est moi que j'aime à travers lui, parfois l'autre est si près de moi, que je ne le vois même plus.
Pourtant, j'aimerai tant savoir aimer, savoir donner, savoir aimer sans condition aucune.
Alors j'ai demandé la vie. Aide moi, aide moi, je veux apprendre.
Et là, c'est à n'y rien comprendre, la vie a fait un truc bizarre. Tu sais comment est la vie, tu lui demande un truc et puis elle te donne autre chose.
Alors que j'ai demandé d'apprendre à donner, j'ai reçu. J'ai reçu tant et tant, que mon cœur déborde d'amour et que me voilà emplie d'une grande paix,
Alors j'ai beaucoup appris, mais j'ai surtout appris à recevoir....

C'est pas facile de recevoir, il y a recevoir et recevoir, je n'aime pas trop les cadeaux, les compliments, les dons en tout genre, ça me met mal a l'aise, toujours cette peur, peur que cela cache quelque chose, peur que l'autre ne me prive de ma liberté, qu'il ne m'emprisonne, qu'il ne m'empoisonne même par ces dons, en réalité même je rêve, ne rien devoir à personne, pour être libre, faire un maximum de choses seule, mais quel orgueilleuse !
Mais tu vois aussi, en même temps, dans l'attente, non pas dans l'attente de matériel, mais plutôt tu sais quelque chose qui épanche cette immense soif , cette grande faim ce grand vide dans ce ventre tellement remplis d'orgueil, tellement remplis de peur aussi, cette peur de l'autre. Mais si on y réfléchi entre l'orgueil, la peur, enfin tu vois tous ces trucs qui te gonflent et qui te pompent, où est la place de l'amour ?

Enfin tous cela pour dire que , je répète ce que j'ai dis plus haut ,
je demande à la vie de m'apprendre à donner et elle me donne l'opportunité d'apprendre à recevoir. Alors la vie me dit avant d'apprendre à donner, apprends à recevoir, apprends à taire cette peur, cet orgueil, qui te dit n'accepte jamais rien sans donner en échange. ainsi tu sauras toi aussi donner sans rien attendre, aimer sans rien attendre, et faire taire toute ces peurs, peur de perdre, peur du rejet, peur de ne plus être libre.

Être libre c'est aimer et donner avec son cœur et sans compter à qui, quand comment, pourquoi, ton cœur sais mieux que toi, ce que tu sais mais que tu as oublié. Être libre c'est savoir donner sans attente, et recevoir alors que l'on ne l'attend rien, être libre c'est être libre d'aimer.


jeudi 14 octobre 2010

Mouvement



L'être d'hier et d'aujourd'hui,
le même, 
si dissemblables,
L'un remplace l'autre, 
l'autre efface l'un.
Et toi tu cherches,
ce qui ne bouge,
ni dedans, ni dehors.

mardi 12 octobre 2010

2 Zèbres regardent dans le même sens



Ta voix au bout du fil, suspendue au silence,
et ce temps qui n'est plus...

Les mots ôtent leurs vestes.
Ne reste que le geste,
pour nourrir nos dires.

Et les mots nus se posent sur le désir flottant.
A nos lèvres s'impose la langue des amant(e)s.

Nos regards se troublent, esseulés et perdus.
Nos peaux vibrent, se frôlent affolées, éperdues.

Rien n'existe,
que l' extrême attraction de deux êtres qui se disent.

Fragiles corps d'argiles, qu'une prose lascive
grave d'histoires tactiles, de rondeurs cursives,
parcourant nos coursives, nos creux et nos dérives.

Nos âmes, en corps liées, s'élisent, se lisent, s'enlisent
dans la morsure sauvage d'une danse sans age.
Pour sans fin se rejoindre entre lettres mêlées,
au source des langages.


Le temps n'est plus.
La trace est là.



samedi 9 octobre 2010

Accord perdu



Ce n'est pas tant l'écrit qui décrit ces douces heures,
ces douceurs que le temps accorde.
Si s'encorder sept ans c'est tendre,
raccorder l'étendu des tensions c'est ardu.
C'est tentant d'étendre encore ces tendres corps tendus,
ces lenteurs attendues scellant leur entente nue.
Mais autant s'entêter ? 
Le temps sans tête est latent.
C'était tant, c'était tout.



mardi 5 octobre 2010

Illusion


Hier
Aveuglée par les larmes,
je ne pouvais plus voir.
Assourdie par les cris,
je ne pouvais plus entendre.
Perdue dans mes délires,
je ne pouvais plus penser.

Aujourd'hui
j'y vois,
j'entends,
mes pensées semblent sensées

Pourtant je me demande,
où donc est l'illusion ?



jeudi 30 septembre 2010

En passant



Dehors,
Elle c’est,
les rires.
Elle c'est,
les larmes,

L'orage aussi ,

Dedans,
Ventre coton,
Morceaux déchirés,

Elle c’est,
Juste,
Dans l’instant,
L’émotion fugace,
L’éternelle explosion.

Oubliés,

Hier,
Ne sait plus,

Demain,
Ne sait rien.

Elle sait ça.



vendredi 17 septembre 2010

Petite Fée d' Amour



Elle habite une maison fleur.
Elle met des rires dans ses chaussettes,
et du soleil dans ses baskets.

Ses yeux comme des papillons cœur,
ouvrent les fenêtres du ciel,
et barbouillent les champs de miel.

Elle danse de toute les couleurs,
petits pieds nus frappent le sol,
bisous sucrés qui dégringolent.

Petite fée, graine de bonheur,
mets du chocolat dans tes couettes,
et beaucoup d'amour dans tes lettres.



La Femme et le Poisson.


     Aya se tenait là près d'une grande rivière, ses yeux perdus, flottaient dans l'onde claire-obscure,
Son regard s'enfonçait de plus en plus profondément dans l'eau. Elle perçut bientôt quelques bulles remontant à la surface. Il lui semblait que ces bulles provenaient d'une ombre, une ombre de taille assez imposante qui se mouvait charriant avec elle une longue trainée d'algues. Ces bulles avaient une particularités, un je ne sais quoi qui apportait une grande richesse à l'eau de la rivière. Elle ne saurait dire comment mais cela était pour elle une certitude. L'ombre continuait de se mouvoir. Elle se rapprochait et semblait presque vouloir jouer avec elle...
La femme se leva, scruta les profondeurs avec plus d'insistance, elle pu alors discerner un poisson, un poisson gigantesque. Il paraissait être là depuis toujours, et toujours par sa présence il avait nourri les flots sombres de ses précieuses bulles. Le poisson l'avait vu, il émergea et s'approcha d'elle. Une étrange chose se produit alors. Ces deux êtres se sont immédiatement reconnu, et il c'est établit entre eux un dialogue. Un dialogue sans mot , une communication d'une fluidité et d'une richesse peu commune. Jamais Aya n'avait connu telle complicité.
Aussi lorsque la femme décida de remonter la rivière le long de la berge, le poisson la suivi et ils continuèrent leur dialogue silencieux, tout en jouant , insouciants, savourant le simple plaisir d'être ensemble.
Mais plus ils remontaient la rivière, plus le cours d'eau rétrécissaient. Plus il rétrécissait, plus l'eau se tarissaient. Et les deux amis, tout à leur jeu, tout à leur discutions n'y prêtaient guère attention .
Le poisson arriva finalement dans un endroits quasiment sec, complètement a découvert, il pouvait difficilement se déplacer et allait probablement mourir s'il ne faisait pas demi-tour. La femme affolée ne savait comment porter secours a son ami tant il était immense et lourd.
Alors elle aperçu des hommes, ils étaient en quête d'un gibier et ils avaient en ligne de mire ce pauvre être gisant, sans défense au milieu des rocailles .
La femme descendit dans le lit de la rivière afin de tenter de protéger son ami de leurs lances meurtrières . Les chasseurs retournèrent alors leurs armes contre elle, et se lancèrent à sa poursuite sur le chemin escarpé que formait le lit nu de la rivière. Elle fuyait, courant aussi vite qu'elle pouvait, hurlant tant il lui était douloureux d'abandonner son ami à une mort certaine.

L'histoire raconte qu'elle fini par échapper à ses poursuivants en grimpant le long d'une colonne de pierre. Une étrange stalactite, surgi de nul-part qui menait à une grotte aérienne. Cette antre inattendue, lui offrait un passage...L'histoire ne nous dis pas ou menait ce passage.

histoire inspirée d'un rêve

lundi 6 septembre 2010

Goûter ...



Un envie s'impose.
Tu te poses là.


Et tu deviens.
Tu deviens : Presque.
Tu deviens : arbre d'en-vie,

Arrimée à ton lit de lierre.
Liée aux frissons qui s'oublient, aux caresses déliées d'une brise légère.
Sensible,
à fleur de limbe, aspirant la lumière à l'ombre de mutines heures.
Le vent comme un soupir, de tes branches de Presque effeuillent les envies.

Tes racines se dénouent.
Tu te lèves.
Tu te lèves et tu marches Presque.
Presque, nue tu marches vers...

Ton regard ,

Ton regard plonge Presque.
Ton regard plonge vers...


Tes sens en immersion,
Tes sens respirent Presque,

Alors ?

Alors,
Quand le corps de la vie exhalent ses saveurs.
Quand la vie se fait courbes et les rondeurs exquises.
Quand ses couleurs chantent comme un écho gourmand au ramage sucré.
Quand elle joue de ses voiles aux tessitures multiples.

Alors, fermes les yeux.
Fermes les yeux, respires.
Respires, Presque.

Sens-tu ?
Sens-tu qu'en son arôme, l'été, la terre, se mêlent ?

Sens-tu, l'en-vie ?

Alors?


Alors,
Croques.
Croques Presque .


mardi 24 août 2010

La chasse aux mots

Depuis quelques jours mes doigts me démangent, mes phalanges rouillés grincent d'ennui, et mes ongles trépignent d'impatience : « pfff...Ces vacances s'éternisent... »
-Moi : « Oui, oui, oui, je vous comprends, mais voyez vous, j'ai un sérieux problème, j'ai égaré mon sac de mots. »
- Mes doigts : « Comment ? »
- Moi : « Oui,vous avez bien entendu, j'ai perdu mes mots ! Ce sont des choses qui arrivent ! »

Alors, je me suis mise à la recherche de mes mots, j'ai cru un moment qu'ils étaient simplement perchés sur le bout de ma langue. Il peut arriver parfois de retourner toute la maison du réfrigérateur au placard à chaussures à la recherche d'un sac de mots et s'apercevoir au final que les mots étaient simplement là, sous notre nez, collés au bout de la langue.
Mais là, j'ai bien regardé partout, dessus, dessous, dedans, dehors, rien au bout de ma langue, rien de rien, pas même une ébauche rime.
Nullement découragée, j'ai poursuivi ma quête, je me suis lancée sur leurs traces...



Pas facile, ils étaient partis dans tout les sens, brouillant les pistes, dansant des rondes calligraphiques colorées, se plaisant à raturer des pages entières. J'ai pisté leurs empreintes jusqu'au fleuve encre noir en suivant un chemin crayonné de mots bleus . Je me suis arrêté là, au croisement, près d'un vieux pont de bois vermoulu. J'ai observé longuement le sol, quelque chose c'était produit ici : la terre semblait noircie, il flottait une âcre odeur de brulé, des poussières de cendre me piquaient les yeux et m'enserraient la gorge. C'est ici que les mots semblaient avoir volés en éclat . Et Le Vent me souffla à l'oreille qu'il en avait semé en des lieux à la ronde :

Sur la plage, où des mots salés se seraient nichés au creux de vagues d'émotions.


Dans les nuages où des mots cotons, en quête de douceur, auraient trouvé refuge.


Et même jusqu'au fond de la forêt où des mots qui n'étaient plus que l'ombre d'eux même, se seraient laissé prendre dans la toile d'une sombre dame araignée.



Mais il ne me dit rien de mon étoile secrète. J'avais espéré que dans le souffle de cette explosion un de mes mots l'aurait approché ne serait-ce que d'un cil. Mais qu'est-ce qu'un mot lorsqu'on a la lumière.

Je finis par tomber, épuisée, mais apaisée. Cette course, était enfin terminée. J'avais perdu tous mes mots, et mon inspiration envolée, je ne savais plus comment nourrir ce blog .

Il me restait une dernière carte, un joker : Minouch
Minouch est mon intrépide chatte-guerrière-amazone qui a suivi un entrainement très pointu en matière de chasse aux mots comme l'atteste la photo suivante :


Vous vous dites probablement : « Pfffff, cette chatte ne chasse pas, elle dort... »

Et vous avez raison ! : Elle dort ... 
Mais surtout,elle rêve...
Elle rêve, et au pays des rêves de Minouch, les mots n'existent pas.
Ses muses sont essences de mots qui n'ont pas encore pris corps.
Fluides et légères, elles vous enveloppent, vous pénètrent et vous caressent la pointe de l'âme.
(Cela explique pourquoi les chats passent autant de temps à dormir, et pourquoi ils sont dotés d'une si grande sensualité …)

Et Minouch m'a murmuré du bout de sa moustache :
« Ne perds pas ton temps à chercher ton sac de mots.
Ne perds pas ton temps à pleurer tes rêves perdus.
L'enfant qui ne voit jamais le jour ne meurt pas.
Pourquoi regretter une finalité qui rime avec finitude ?
Poses toi.
Vois comme tes rêves perdus nourrissent le silence.
Poses toi.
Ne sens tu pas déjà poindre en ton cœur les germes de l'Amour ?
Poses toi.
Entends tu qu'en le ciel délavé par tes larmes, tinte la mélodie du rire des enfants ? »


jeudi 1 juillet 2010

Ombre lune

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Au clair de mon âme, mon amie la lune,
Prête-moi tes larmes, pour tremper ma plume.
Les chants d’elle écharnent les mots qu’elle exhume,
Consumant sans flamme ses haillons de brume.

Ô chair de la femme, couverte de sang,
Prête-moi tes armes pour rompre le rang.
Les Chants d’elle fanent sous les coups violents,
Noyant dans les larmes les dieux et le vent.

Ô clair de la trêve, âme pantomime,
Prête-moi tes lèvres, pour bercer ses rimes.
Les chants d’elle crèvent, des mots qui l’abîment,
Que posent sur la grève, l’amour qui la brime

Ô pairs des flammes, ou brule l’encens,
Tend ton oriflamme pour ouvrir le champ,
Les chants d’elle rament à contre courant,
Sésame mélomane, elle porte en son sang.

Ô fleur de sel, parfume le silence,
Sublime l’étincelle et qu’en ta présence,
Les chants d’elle veillent l’ode de l’essence,
Cheminent avec elle, guident ses pas de danse.

samedi 26 juin 2010

Arbre rêveur

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Mon Cœur à ton ciel accroche ses ailes.
Et le vent m’apporte des nouvelles de toi.
Un souffle léger caresse ta peau.
Je te sens vibrer.
Je reste perchée au creux de ton ombre,
En l’antre de branches sobres et dénudées.
Celle-ci courbe un peu, tendre, immobile.
Celle-là berce mon âme d’émouvantes muances.
Et mes larmes tombent.
Percent, versent l’amour qui crève mes yeux.
Le vent souffle encore,
Tu vibres plus fort.
Tu danses comme un ange aux verts ramages.
Mon regard s'égare dans tes rêves étranges.
Tu danses,
Tu vis,
De chants et de pluies.
Mais à quoi rêves-tu ?



vendredi 18 juin 2010

D'ici ou d'ailleurs


Parfois je le croise,
Ou c'est lui qui me croise,
A chaque rencontre j'apprends un peu mieux a le connaitre,
Mais ce n'est pas facile, car a chaque rencontre il est diffèrent,
il est diffèrent et c'est sa richesse,
Et sa richesse il me la transmet dans son regard,
Son regard que je cueille, dans l'amour, dans l'humour, dans la colère, dans la peine, ou même dans la haine...

Son nom n'a pas d' importance.

Mais il me l'a dit : "je suis l'être humain d'ici et d'ailleurs. Je suis ton banquier, ton plombier, ta sœur, je suis aussi l'homme qui boit son rosé sur un coin de trottoir , ou le fou qui hurle sa fureur au vent."
 Il m'a dit : "Je suis diffèrent, mais ne me croise pas dans l'indifférence. La différence dans l'indifférence, c'est la mort de l'homme."

jeudi 29 avril 2010

Larme azur



Des larmes azurées roulent en perles irisées sur le grain de sa peau,
Traçant des sillons bleus,
Arabesque visage aux encres sympathiques.

Des pluies de sel mouillé ruisselle une musique,
Danse la terre dense,
Au rythme des sanglots, au tempo de la vie.

Gorgée d’humidité,
La terre pleine et fertile,
En tremble d’émotion,
Exhumant des tombeaux,
Les craintes enfouies,
Les cadavres oubliés.

Au creuset de la tourbe,
Aux odeurs putrides,
Se tisse le cœur de soi,
Où s’ancre les racines
Des roses de l’amour,
Qui parfument ses jours…

dimanche 25 avril 2010

Lumière


photo : M C

Quand le jour décline la luminosité est plus belle,
La plus belle lumière est celle que l'on cueille 
dans le creux de son ombre,
Elle est force d'amour

samedi 24 avril 2010

Epopée Onirique


Je me suis amusée entre veille et sommeil a laisser courir mes pensées comme elles se posaient , comme une brume cotonneuse, simplement en les suivant du regard, alors j'ai vu au loin :
deux personnes assises en tailleur se tenir par les mains en encerclant un arbre ,elles ont commencé a tourner ,alors l'arbre c'est allongé ,s'allonge ,s'étirant vers le ciel.
Puis a terre c'est formé une cloque , qui c'est mit a gonfler gonfler jusqu'à devenir une bulle. Une bulle légère c'est détache du sol , a pris son envole, et a éclaté en une pluie de gouttelette.
Et je me suis mise alors a danser sous cette pluie joyeuse .
Un grand oiseau blanc arrivé de nul part m'a soulevé du sol et m'a porté au dessus des mers jusqu'une ile lointaine. Puis il m'a laissée là, sur une plage de sable blanc. Je me suis avancée vers la foret verdoyante. Et j'ai aperçus une cabane en bois assez primitive ou je suis entré. A l'intérieur une jeune, femme brune vêtue d'un simple pagne était allongée sur une banquette en bois. Je la trouvait très séduisante , attirante mais elle semblait malade, elle dormais.
je lui ai donc servi un verre d'eau et le lui ai fait boire, elle c'est alors réveille et c'est levée.
Mon voyage c'est poursuivi lorsque j'ai embarqué sur un radeau de rondin de bois équipé d'une voile blanche. Poussé par le vent il avançait très rapidement d'autant qu'il était relié par un fil a une autre voile blanche (ou peut être etait-ce un oiseau) qui avançait elle dans les airs.
Nous sommes arrivé jusqu'à un phare, et j'ai grimpé l'escalier en colimaçon, arrivée en haut de l'escalier , j'ai escaladé jusqu'au sommet sur la lumière et mon corps c'est étiré, allongé. Il s' est projeté a travers l'espace .
J'ai atterri sur une planète minuscule, grise, nue, poussiéreuse, constellée de petit cratères. Je me suis assise a terre et j'ai aperçu un poignard planté dans le sol. je l'ai saisis de la main droite et me suis fait une grande entaille le long du bras gauche, de la blessure est sorti un loup noir, et ce loup a alors fusionné avec l'oiseau et c'est transformé puis projeté dans l'espace comme une étoile...

dimanche 18 avril 2010

S'évader en présence


Quand le flot des pensées se pose là sur la plage,
Quand s'ouvre enfin l'espace de l'infini présence,
il n'y a pas de quête en le cœur de l'instant ,
il n'y a pas de question,
il n'y a pas de réponse,
chacun est a sa place,
il n'y a pas de limite entre soi et le ciel,
*
Je suis ...
 la vague ondulant sur la mer,
*
Je suis...
 le  grain de sable balayé par le vent,
*
Je suis ...
le flamant rose s'envolant vers l'azur,
*
et ,
je me  couche là dans le lit des étoiles,
*
Alors je me souviens,
qu'en l'infini présence,
le temps n'existe pas.


samedi 17 avril 2010

L'ô regarde


L'eau trouble de la mer se reflétait au miroir de ses yeux, s'étirant comme des arcs vers ses tempes où ondulaient quelques mèches rebelles et flamboyantes. Deux coupelles d'un vert tendre, posées là, en offrande au temple de ses pensées à peine voilées d'étoiles. De long cils courbés ombraient en grande partie son visage laiteux. Ainsi son regard, posé sur ses ailes d'oiseau, la portait aussi loin que ses rêves les plus doux.

jeudi 18 mars 2010

Les mots




Certains mots semblent creux, ne puisant en l’espace que de vagues courbures. Posés la pour la forme, ils nous informent toutefois, l’on en entend le sens mais il leur manque l’essence. Oiseaux aux ailes brisées , ils ne volent pas bien haut, ce sont des mots en cages, polis, serrés, cirés, de petits écoliers en rang bien alignés, sur les pages lisses et blanches d’une histoire sans histoire…Ils en oublient de vivre.

D’autres mots nous émerveillent, ils ondulent à l’oreille, et dansent sur la feuille. Bien en chair, ils pénètrent l’espace intime des rêves et des pensées suprêmes, se fondant en images, en lumière, en odeur. On les goûte, on les lape, on les ourle sous la langue où leur saveur pétille. Ils nous titillent les sens et pulsent en fond de cœur, nourrissant de leur pulpe l’âme assoiffée d’espace. Tels sont les mots vivants.

* source image internet

lundi 8 mars 2010

Bulle

source photo : internet


Légère,
soufflée dans l'ère du temps,
parée de rondeur transparente.

Vole,
du milieu de nul part,
en mille lieux partagée.

Rêve,
 portée en l'infini d'ailleurs.

Pour,
ne plus avoir peur.

Pour,
ne plus avoir faim.

Sa vie est une fuite,
ou les brumes de l'oubli,
voilent la nudité
d'une conscience trop pudique.



dimanche 28 février 2010

Fleur de pluie


Goutte à goutte l'émoi roule, 
effleure la vitre,
transparente et glacée
des fenêtres du monde,
et son regard se trouble
de larmes qui transpercent
le verre lisse des pensées.




mardi 9 février 2010

Retrouvailles


Retrouvaille.
Je te retrouve là,
A la pointe du jour,
Jouant seul sur la plage,
Dans l'ombre des années,
Nous vivions côte à côte,
Deux absents en présence.
Et pourtant tout y est,
Rien ne c'est effacé,
Comme si pour une journée,
Je t'avais laissé là,
Dans la hauteur des vagues.
C'est étrange tout de même,
Comme dessous la poussière,
Parfois l'amour s'endort,
Il est anesthésié,
Et l'on oublie les gestes,
Les baisés doux s'envolent,
Peut être n'osions nous pas,
Alors ni toi ni moi,
Refaire le premier  pas,
Nous n'étions pas fâchés,
Nous étions simplement,
Deux absents en présence,
Aujourd'hui, mon enfant,
Au fil de cet instant,
Où dans mes bras tu fonds ,
Naissent nos retrouvailles...

mardi 5 janvier 2010

La poésie sans aile


La Poésie c'est envolée.
Ses ailes se sont emmêlées.
Elle a déroulé trop de maux,
sur les courbes nues de sa peau.
Elle c'est prise au filet de l'âme,
trop amoureuse pour s'effiler,
Les mots d'amours n'ont plus de sens,
Ils s'en retournent à l'indécence.
En l'un des sens, l'essence est censée
ses sens à elle exacerber...

lundi 28 décembre 2009

Le petit chaperon rouge


Il était une fois,
Rendue au fond des bois,
Un p'tit chaperon rouge,

S'en allait chez mère grand,
Bondissant et courant,
Les p' tit chats seront rouges,

Pour nourrir ses rêves,
Elle dépose ses lèvres,
Sur des papillons rouges,

Elle croise en chemin,
Le loup qui tend la main,
Au p' tit chaperon rouge,

Comme elle avait grand faim,
Elle croque le  gredin,
Arrosé de vin rouge,

Arrive le chasseur,
Qui veut tuer ses peurs,
Mais ses sœurs y voient rouge.

Il a lové grand-mère,
Dedans la cheminé,
Sous le feu d'onde rouge,

Sont nés trois p' tits cochons,
Suspendus au plafond,
Ils sont mignons, mais bougent,

Enferme le chat, la sœur,
La grand-mère et ses peurs,
Au placard en carouge,

Décroche les p' tits frères,
Au vent les montgolfières,
Et volent les rêves rouges.

samedi 5 décembre 2009

Les mots ne savent dirent


Je veux mourir d'écrire,
pour graver sur tes terres, en langues éphémères,
des courbes insatiables, des rondes intarissables.

Je veux mourir d'écrire,
pour qu'ourlent tes rivières en lenteurs exquises;
Qu’émergent les mots nus que le silence brise.

Je veux mourir d'écrire,
Pour que les papillons, se dressent sur leurs ailes,
Et butinent les fleurs parfumant tes collines.

Je veux mourir d'écrire,
Pour danser dans l'onde sombre inondée de tes brumes,
Déroulant le ruban de vagues infinies.

Je veux mourir d'écrire,
pour vibrer et pour fondre dans le feu du tonnerre
là ou tes cris résonnent, sur le champs des tambours.

Je vais mourir d'écrire,
car les mots ne savent dire...