dimanche 6 mars 2011

Marcher l'instant



Lorsque les lieux, les temps, et les êtres se fondent,
lorsqu'on s'efface à soi,
émerge une présence,
Et l'on se pose ,
libre.


être de sable,
entre galets et coquillages,


être de vague,
entre éclat et éclaboussure


être l'empreinte de petits pas ,


 tracer l'amour en paysage.

Et simplement marcher l'instant...

mercredi 2 mars 2011

Souvenirs d'embruns


En corps comme en chemin, 
en bords évasés, 
noyée dans l'océan de rêves éveillés,
quand parfois je m'égare dans l'ombre de desseins ,
qu'en l'antre de ces riens au plus loin je me hisse,
arrimée au reflet , 
ancrée en l'immobile,
quand les vapeurs labiles exhalent le parfum,
des souvenirs d'embruns....

jeudi 24 février 2011

Place


Tu es si tu es situé.
Ta place est avant tout dans ton cœur,
si tu es en bonne place dans ton cœur,
partout tu es en bonne place.


lundi 21 février 2011

Détachement



Le goût de la liberté dépasse l'amertume de la frustration, lorsque d'un simple regard l'on passe de l'un à l'autre . 

vendredi 18 février 2011

Fleur de lumière


Une robe de pluie habile ton regard, et des perles de sel creusent le fard de tes joues...
Ne sois pas triste belle Âme,
Notre mère la vie a déposé son cœur au fond de ton jardin, 
une graine d'amour...
Laisse couler tes larmes, exploser tes colères et danse avec ta joie,
mais demeure attentive.
Cette fleur fragile se nourrit de présence.
Le temple de ton corps abrite une terre fertile qu'il te faut travailler.
Mais ne t'inquiète pas, la vie sera ton guide, et le temps ton allié.
Et tu verras belle âme cette fleur de lumière s'ouvrir comme un soleil,
dans l'aube d'un regard.


L'instant où...



Savoir bien accorder ses notes,
Poser le mot juste devant l'autre,
Bâtir ses rimes avec rigueur,
Maitriser de l'âme les rancœurs.

Mais voilà tout simplement j'aime,
les pieds nus marcher sur ma peine,
et gouter la peau dévêtue,
la douceur de la terre crue.

Lorsque le corps se fait prière,
la beauté de l'amour libère,
l'instant où,
les larmes ne savent plus,
si elles pleurent,
si elles meurent.

samedi 12 février 2011

En vrac


Parfois les pensées passent, fugaces, et t'échappent, ou c'est toi qui t'échappes et les pensées restent là figées. Parfois l'on pense que c'est dans les mots que s'ancrent les pensées, les émotions aussi. Que l' on peut les coudre dans la chair des mots.
J'aime les mots libres lorsqu'ils dévalent les pentes ivres de la folie, tout mélangés. Et cet espace , ce grand espace de liberté où ils volent l'essence au sens. Tu les cueilles, et selon, ils peuvent tant dire ou rien dire.
J'ai peur parfois, que les mots ne viennent plus, pris au filet d'invisibles censeurs. Il existe une prison pour les mots. On dit que toute parole n'est pas bonne a dire.
A t' on tous droit à la parole, se demande le peuple de l'esprit ?

jeudi 10 février 2011

Grandir



- j'étais allongée là sur l'herbe tendre, les yeux fermés et je pouvais percevoir le ciel au travers mes paupières translucides. Elles ne servaient qu'a protéger mes yeux de la poussière d'or qui tombais des étoiles. Pas de poussière d'or ce jour là, le ciel était d'un bleu vif et j'y plongeais mon regard avec délice .
- C'est à peine si nous l'entendions, te rappelles tu ?
- Oui, le ciel pleurait, mais je ne savais pas pourquoi, et toi non plus d'ailleurs.
- Te souviens tu après ?  Jamais plus nous ne l'avons entendu .
- Oui jamais plus ...
- Est-il devenu muet ?
   sommes nous devenus sourd ?
- Ni l'un, ni l'autre ami, nous sommes devenu autre posé juste à coté et nos paupières se sont closes au soleil, et plus aucune poussière n'est tombée des étoiles.
- Est-ce cela grandir ?

mercredi 9 février 2011

Hier, à la nuit tombée


Hier, à la nuit tombée, alors que je marchais, j'ai senti une vague de tristesse monter, comme cela arrive parfois . J'ai senti cette tristesse m'envahir, puis soudain une image c'est superposé , cette image c'est celle de ma sœur que je portais dans mes bras. Et alors que je marchais, j'étais extrêmement fière de la porter ainsi. J'ai senti ma poitrine gonfler, et l'air entrer dans mes poumons, et à ma tristesse, c'est mêlé une joie profonde, et les larmes qui coulaient sur mon visage étaient des larmes d'amour. Comme si ma peine c'était transformée par cette image en un amour immense...

être simple présence, à soi, à l'autre, et changer son regard

mardi 1 février 2011

Juste laisser couler


Il y a les temps à être et les tant à vivre,
et toute la tristesse d'en naitre rien,
qui la prend lame au corps,
et qui l'emporte loin de tout ces riens.
Au fond tu sais,
rien n'a grande importance.
Juste laisser couler, les larmes, le sang, la vie...

samedi 29 janvier 2011

Aujourd' hui, je dis oui.



Hier est déjà loin,
Et nul ne sait demain ,
Alors Aujourd'hui,
 je dis oui...

Et si la mort m'appelle,
tissant ses mots de miel.
Je la regarde en face,
et je dit oui.
Chaque jour qui passe me rapproche de toi.
Mais pas aujourd'hui,
je marche dans mes pas.

Si la tristesse m'oppresse,
que sombres pensées naissent.
je les regarde en face,
et je dis oui.
De larmes , de sang, d'hier, je suis faite,
mais je marche dans mes pas,
 Aujourd'hui.

Et si plus rien n'a d'importance,

Ni l'Ombre despotique qui pique ma béance,
Ni le vent du délire qui dessine ma danse,
Ni le regard d'Aimance que verse le silence,
Ni même l'étoile qui perce en l'absolue absence.

 Qu'importe l'importance

je les regarde en face,
et je leur dis oui.
De larmes, de sang, d'hier,
d'ombres et de lumière, 
je suis faite.
Et je marche dans les pas d'Aujourd'hui.

Hier est déjà loin,
Et nul ne sait demain.
Alors aujourd'hui je dis oui,
à la vie...

dimanche 12 décembre 2010

Chemin


Ne cherche pas le chemin,
Il n'y a pas de chemin,
tu es le chemin.

samedi 11 décembre 2010

Le mieux que j' ai à faire c';est de faire au mieux


être ni plus, ni moins, 
simplement être.
*
Faire de son mieux avec ce que l'on est dans l'instant,
Garder la certitude en toute circonstance que puisque c'est ainsi, puisque je fais de mon mieux avec ce que je suis, ce que je fais est juste.
En gardant cette confiance, le regard est plus juste, ce que l'on vit est plus juste.
La Paix nait de cette confiance et de l'acceptation de ce que l'on est et de ce que l'on vit en toute circonstance.

vendredi 10 décembre 2010

Peau d'âme en devenir



Une peau d'âme s'accorde d'être, s'accorde la parole, la part et le rôle d'être humain sur cette terre...



Après un long sommeil un jour elle se réveille, ouvre les yeux sur elle et sur cet autre en elle, ouvre les yeux sur l'autre et sur elle en les autres,
Alors s'ouvre un espace ...

Un espace où exister,
Un espace ou agir et lever les verrous,
Un espace vers où évoluer,
D'évolution, en révolution, vers la création ...
Dans cet espace, un être peut vivre, un être peut aimer, un naître est possible...
Cet être ne pouvait naitre, prisonnier de ses peurs, de ses croyances, prisonnier de son immuable inconstance, à la fois si proche et si distant de l'humain, ne sachant comment l'approcher et pourtant si sensible à son contact, à  sa présence.
Cet être aspire, par la prose inspiré à respirer, en cet espace, a verser ses dires, ses écrires, ses pensées,
Par l'écrit  explorer l'Homme, la Femme, l'Enfant, l'Animal en lui, en elle en eux,
Ecrire pour apprivoiser ses rêves,
Ecrire pour se découvrir,
Ecrire pour s'ouvrir au monde des possibles, au monde des humains.

Ici les mots l'ont prise, elle s'est éprise de leurs sonorités, se plaisant à les tisser, a caresser le voile des improbables échos qui résonnent en elle, et vibrent de tous leurs sens, mots en droit, mots  en vers, ils remuent, ils muent,  pour faire et défaire sa peau d'âme ...

10-12-2010

mardi 7 décembre 2010

Les couleurs de la vie


Les pensées déroulent les bobines d'un film que le regard projette sur l'écran irisé des visages de la vie. Ainsi la vie parait changeante, ses couleurs nous transforment, et nous transformons ses couleurs.
Mais un cœur qui ne pense pas, de quelle couleur est son regard ?

lundi 6 décembre 2010

Donner


Donner pour donner, c'est recevoir beaucoup 
Donner pour recevoir, c'est perdre énormément.

dimanche 5 décembre 2010

Poser des papillons blancs sur les ailes du vent



Je voudrais être d'hier
Je voudrais être demain,
Je voudrais être d'ici,
Je voudrais être ailleurs,
Je voudrais être moi,
Je voudrais être autre,
Je voudrais être fleur,
Je voudrais être abeille.
Et si c'est impossible
c'est un possible aussi ...
Alors je reste avec toi,
et je retourne avec moi.
 Je flotte en-corps ici. Et je m'en vais
tendre les cordes du temps.
Il est temps de poser sur les ailes du vent
des papillons blancs.
Il est temps de rendre les jardins d'hier
aux enfants de la terre ...


vendredi 3 décembre 2010

Aime et lâche


Aime et Lâche...
*


Lâche et reste 
présence...
*
 En l'alliance ne subsiste de l'aimance que la reliance aimante 

*source image : internet

jeudi 2 décembre 2010

Incertitudes


Face aux incertitudes qui  traversent nos pensées.
Demeure LA CERTITUDE ,
elle est cette lumière qui vibre au fond du cœur de chacun, de chacune: on l'appelle l'Amour.
Dans le doute, écoute la voie du cœur. 
A la lumière de l'amour ne subsiste aucun doute
Dans le doute dit non à ta tête, dit oui à ton cœur.

mercredi 1 décembre 2010

accepter d' être


Il y a ce que tu es,
Il y a comment tu es,
tu ne peut pas changer ce que tu es,
Mais tu peut changer ton regard,
Et tu peux changer comment tu es.
En acceptant.

lundi 29 novembre 2010

La hauteur du coeur


Ce qui me fait le plus peur, ce n'est pas de tomber. C'est de ne pas être à la hauteur. 
 A la hauteur de quoi ?
Si cette vie est un chemin à prendre. Un chemin où l'on a à apprendre. Un chemin où l'on cueille des fleurs de soi sauvages, qui poussent fragiles et tenaces, sur les terres d'argiles baignées de lumière d'or et de larmes d'azur. Si la vie est un chemin, c'est un chemin où l'on part et où l'on arrive toujours. Tantôt on traverse la vie, tantôt la vie nous traverse, tantôt on monte , tantôt on descend, parfois même on emprunte des chemins de traverse. Sur le chemin de la vie, on reçoit, on s'emplit, puis nos pôles s'inversent, on se renverse, alors on rend, on verse les pleurs, les rires, mais surtout cette essence qui nourrit, qui libère, on verse l'amour. Seul l'amour nous empli lorsque l'on le verse, seul l'amour nous libère lorsque l'on s'y soumet.
Alors qu'est-ce qu'être à la hauteur ?
Ne s'agit-il pas simplement d'être, et d'écouter son cœur ?
Et qu'est-ce que la hauteur du cœur ? 3 millimètres ? 2 mètres 20 ?
Il n'y a pas de cœur plus grand ou plus petit. Il y a seulement des cœurs, des cœurs qui aiment, des cœurs qui souffrent et des cœurs qui oublient.

Rêve blanc


Dehors, dans le matin,
tout est blanc comme tes mains,
comme tes rêves mon enfant.
Cette nuit le ciel d'opale,
a pleuré des étoiles ,
qui font briller tes yeux.
Et ce froid de velours,
sur tes frêles épaules...
j'en frissonne d'amour.


samedi 27 novembre 2010

Ombre et Lumière


Quand tu marches le jour,
ton Ombre t'accompagne.
Quand tu marches la nuit,
ta Lumière te guide.

mardi 23 novembre 2010

La traversée d'Aya


Au petit matin je me réveille en pleine forme. Chic me dis-je, enfin je redeviens matinale. Cela fait quelque temps qu'il faut que je m'arrache durement de mon lit, après avoir de nombreuses fois appuyé son mon réveil ...
je me tourne pour regarder l'heure : 04h04
je veux bien être matinale, mais là, c'est un peu trop tôt pour moi...
je referme alors les yeux, et très vite aspirée par un étrange songe, je tombe dans le noir total. Je me retrouve dans un lieu clos et obscur, secouée dans tout les sens et je ne sais rien de ce qui m'arrive...
Puis je réalise : j'ai basculée, je suis dans la peau d' Aya, cette jeune femme qui dans une note précédente (la femme et le poisson) a vécu une triste histoire avec un poisson. Aya m'a embarquée dans une de ses aventure rocambolesque. Et me voilà confinée dans une hutte pliée en deux, refermée sur elle même, voguant en pleine mer. De l'intérieur je ne vois absolument rien de ce qu'il se passe dehors. Mais un regard extérieur verrait que Aya se trouve sur une mer complétement démontée. Et ballottée par des vagues gigantesque, sa fragile embarcation se trouve mise a rude épreuve.
Et c'est précisément d'une épreuve dont il s'agit.
Dans la tribut d' Aya, il est coutume de faire cette traversée, seul ou à plusieurs.. L'épreuve est simple, il s'agit d'arriver entier sur la plage....
D'ailleurs a quelques centaine de mètre devant elle une autre hutte abrite deux ou trois hommes. Ces hommes ont l'air de bien maitriser leur engin, et Aya, aurait beaucoup a apprendre en les observant. Contrairement à elle qui essaye de résister en agrippant les parois de son engin pour freiner et maitriser le mouvement, ce qui aboutit a casser « l'harmonie » de l'ensemble , eux, adhèrent le plus possible à la vague, la laissent se dérouler jusqu'au bout, et arrivés en haut ilsretombent sans dommage, puis enchainent sur une autre vague, et cela avec une fluidité extraordinaire.
Les hommes arrivent sur la plage en bonne forme, rejoint quelques temps plus tard par Aya épuisée, sa hutte est brisée, mais elle est entière. Et c'est ce qui importe. Elle va pouvoir comme d'autres de sa tribut avant elle planter son arbre sur cette plage....
Elle regarde rêveuse et fière la longue ligne d'arbres bordant la plage symbolisant la réussite de ceux qui ce sont succédé et qui sont allé au bout de cette traversée...

dimanche 21 novembre 2010

L'absence


Mes mots, je veux les offrir au Silence. 
Ce Silence berceau de l'amour. Ce Silence qui verse sur mon cœur, ses ondes chaleureuse. 
Mes larmes, celles que je berce dans le secret de mon âme, ces larmes je les versent pour l'absence. 
L'absence n'est pas le vide. Le vide est emplis de présence. 
L'absence  ne peut jamais être comblée. Elle est illusion,  Mère de toute les attentes, et se nourrit de liens gouvernés par la peur.


La présence est dans l'alliance, l'alliance qui nous joint tous, de liens d'amour et non de peur. Dans l 'alliance, il ne peut y avoir d'absence.

Alors ce que je pleure c'est mon absence. Cette illusion... de n'être pas tout a fait moi, de n'être pas tout à fait là... 

Alors que je SUIS....
Alors que je suis là ... 
là, ensevelie sous le poids d'une armure qui me paralyse.
là, aveuglée par les flots tourmentés de larmes grassement nourries par des liens aliénants. 
là, coupée des liens alliés, des sources intérieures, et des  ponts de lumière.
Je SUIS et je suis là...

Par cette alliance qui nous en-joint,
à descendre nus sur cette terre,
je veux rendre ces larmes à la terre,
et cheminer dans la présence .
Je veux tendre l'âme à la terre, 
et prendre corps en l'espérance.


vendredi 19 novembre 2010

Peau d'âme


-
Lentement je défais,
L'ourlais de ma peau,
Elle ondule elle glisse,
Comme une robe usée,
D'avoir été portée,
Par le regard de l'autre,
Elle tombe à mes pieds,
Soudain me voilà nue,
Je frisonne d'effroi,
Aucune carapace,
Pour couvrir mon espace
Je frissonne de joie,
Enfin je me sens libre,
Ivresse de l'instant
Ou le vent me transperce,
Et m'offre le tourment
D'une ultime caresse,
Enfin je me sens être,
Sous le feu du soleil,
Ou j'ai le cœur qui brule,
De pouvoir tant aimer,
Enfin je me sens naitre,
Au rayon de la lune,
Ou je peux m'abreuver,
De saveurs lactées.
Dessous le pli des mots,
Au filet de la phase,
Se tisse le langage,
Se façonne le voile,
Qui habille mon âme.


mardi 16 novembre 2010

Danse tristesse



J'ai retrouvé une vieille amie, hier. Ce n'est pas qu'elle me manquait, mais l'on a pris quelques habitudes ensemble. De temps en temps, elle passe me voir. Elle aime s'attarder, pour quelques heures, pour quelques jours...Il faut dire que depuis que l'on se fréquente, l'on est devenues proche, trop proche même. Elle se plait à me faire danser. Elle me tient, me retient par une danse ou elle maintient son corps d'ombre plaqué contre mon corps de chair. Elle sait mon cœur un peu las. L'amie n'est pas violente, elle me parle en douceur, de douceurs et de paix. ce qui est violent, ce qui est douleur, c'est de résister, de lutter . Lutter contre la tentation de s'abandonner. Lutter pour tenir , rester là et se dire que ce jeu n'aura pas de fin. Je sais, je sais qu'elle partira, aujourd'hui où demain, lassée de m'enlacer, me laissant à ma vie souriante et légère. Je sais aussi qu'un jour, un jour où je ne l'attendrai pas . Le jour où je me croirai libre enfin, elle reviendra. C'est une vieille amie, une vieille habitude, les plus dures à chasser...

Aujourd'hui je me réveille, je chasse la brume qui voile mon regard. La belle n'est pas loin. Je sent son souffle glacé dans le creux de mon cou. J'ouvre les volets, le soleil est là, ses rayons farceurs me picorent les joues. j'entends son rire, je souris. Plus bas,  juste sous ma fenêtre, pointe une rose, une rose à peine éclose. Des larmes perlent à ses yeux, je suis triste, la beauté me rend triste...



dimanche 14 novembre 2010

Prière au Silence


Ô peuple du silence,
Peuple aux milles regards,
Que voile l'obscure danse,
Où mes pensées s'égarent.
Transforme mes heurts sombres,
Que douceur se dévoile.
Qu'au fil de mon Ombre,
se tissent des étoiles.
Qu'en les yeux de l'oubli,
perlent les eaux d'hier.
Pour qu'aux sources des nuits,
naisse enfin la lumière.


samedi 13 novembre 2010

Bleu

Source image internet

Berceau des larmes d'améthyste,
Lâché aux quatre vents l'
Esprit se pose, dépose,
Un silence.



jeudi 11 novembre 2010

Rouge


Rubis sombre,
Ourlé, en tendre bouche.
Ultime Rouge délie les sens.
Galbes troublants,
Elle goûte.



samedi 6 novembre 2010

L' araignée et le papillon


Endormie sous un olivier.
Au matin je me suis éveillée toute engluée dedans sa toile.
J'ai déchiré ses voiles, agacée.

Tu ne m'effraye point araignée,
mais c'est lassant de ne pouvoir s'assoupir un instant.

Et le papillon ?

Araignée, Papillon, semblables que l'on ne peut confondre !


lundi 1 novembre 2010

Savoir aimer ?

Il y a quelque temps au téléphone avec une amie, l'on parle de l'amour, et je ne sais plus comment cela est venu dans la conversation, savoir aimer je crois. 
Qu'est-ce que savoir aimer?
Je me rappelle un grand silence. Un grand silence qui m'a vraiment retournée, et je ne savais plus, je ne savais pas si je savais aimer. 
C'est quoi aimer ? Est-ce que je n'ai jamais su aimer ? 
Si aimer c'est être là, présent , donner. Est-ce que je sais faire ça moi ?

Apprendre à aimer, à donner cela ne va pas de soi, il faut sortir de soi, voir l'autre, tel qu'il est.
Et parfois cela m'est difficile sortir, soit que je suis bien dedans, à tourner dans mon labyrinthe. Soit que je suis mal dehors, où parfois l'autre me fait mal, où parfois l'autre me fait peur. c'est insupportable alors je fuis, je fuis à l'intérieur, très loin, je fuis à l'extérieur,  loin, très loin de lui, d'eux, de toi,  de moi.
Alors tu vois dans ces moments l'autre je l'aime oui, mais de loin …
Et puis parfois je ne vois que mon reflet dans cet autre alors c'est moi que j'aime à travers lui, parfois l'autre est si près de moi, que je ne le vois même plus.
Pourtant, j'aimerai tant savoir aimer, savoir donner, savoir aimer sans condition aucune.
Alors j'ai demandé la vie. Aide moi, aide moi, je veux apprendre.
Et là, c'est à n'y rien comprendre, la vie a fait un truc bizarre. Tu sais comment est la vie, tu lui demande un truc et puis elle te donne autre chose.
Alors que j'ai demandé d'apprendre à donner, j'ai reçu. J'ai reçu tant et tant, que mon cœur déborde d'amour et que me voilà emplie d'une grande paix,
Alors j'ai beaucoup appris, mais j'ai surtout appris à recevoir....

C'est pas facile de recevoir, il y a recevoir et recevoir, je n'aime pas trop les cadeaux, les compliments, les dons en tout genre, ça me met mal a l'aise, toujours cette peur, peur que cela cache quelque chose, peur que l'autre ne me prive de ma liberté, qu'il ne m'emprisonne, qu'il ne m'empoisonne même par ces dons, en réalité même je rêve, ne rien devoir à personne, pour être libre, faire un maximum de choses seule, mais quel orgueilleuse !
Mais tu vois aussi, en même temps, dans l'attente, non pas dans l'attente de matériel, mais plutôt tu sais quelque chose qui épanche cette immense soif , cette grande faim ce grand vide dans ce ventre tellement remplis d'orgueil, tellement remplis de peur aussi, cette peur de l'autre. Mais si on y réfléchi entre l'orgueil, la peur, enfin tu vois tous ces trucs qui te gonflent et qui te pompent, où est la place de l'amour ?

Enfin tous cela pour dire que , je répète ce que j'ai dis plus haut ,
je demande à la vie de m'apprendre à donner et elle me donne l'opportunité d'apprendre à recevoir. Alors la vie me dit avant d'apprendre à donner, apprends à recevoir, apprends à taire cette peur, cet orgueil, qui te dit n'accepte jamais rien sans donner en échange. ainsi tu sauras toi aussi donner sans rien attendre, aimer sans rien attendre, et faire taire toute ces peurs, peur de perdre, peur du rejet, peur de ne plus être libre.

Être libre c'est aimer et donner avec son cœur et sans compter à qui, quand comment, pourquoi, ton cœur sais mieux que toi, ce que tu sais mais que tu as oublié. Être libre c'est savoir donner sans attente, et recevoir alors que l'on ne l'attend rien, être libre c'est être libre d'aimer.


jeudi 14 octobre 2010

Mouvement



L'être d'hier et d'aujourd'hui,
le même, 
si dissemblables,
L'un remplace l'autre, 
l'autre efface l'un.
Et toi tu cherches,
ce qui ne bouge,
ni dedans, ni dehors.

mardi 12 octobre 2010

2 Zèbres regardent dans le même sens



Ta voix au bout du fil, suspendue au silence,
et ce temps qui n'est plus...

Les mots ôtent leurs vestes.
Ne reste que le geste,
pour nourrir nos dires.

Et les mots nus se posent sur le désir flottant.
A nos lèvres s'impose la langue des amant(e)s.

Nos regards se troublent, esseulés et perdus.
Nos peaux vibrent, se frôlent affolées, éperdues.

Rien n'existe,
que l' extrême attraction de deux êtres qui se disent.

Fragiles corps d'argiles, qu'une prose lascive
grave d'histoires tactiles, de rondeurs cursives,
parcourant nos coursives, nos creux et nos dérives.

Nos âmes, en corps liées, s'élisent, se lisent, s'enlisent
dans la morsure sauvage d'une danse sans age.
Pour sans fin se rejoindre entre lettres mêlées,
au source des langages.


Le temps n'est plus.
La trace est là.



samedi 9 octobre 2010

Accord perdu



Ce n'est pas tant l'écrit qui décrit ces douces heures,
ces douceurs que le temps accorde.
Si s'encorder sept ans c'est tendre,
raccorder l'étendu des tensions c'est ardu.
C'est tentant d'étendre encore ces tendres corps tendus,
ces lenteurs attendues scellant leur entente nue.
Mais autant s'entêter ? 
Le temps sans tête est latent.
C'était tant, c'était tout.



mardi 5 octobre 2010

Illusion


Hier
Aveuglée par les larmes,
je ne pouvais plus voir.
Assourdie par les cris,
je ne pouvais plus entendre.
Perdue dans mes délires,
je ne pouvais plus penser.

Aujourd'hui
j'y vois,
j'entends,
mes pensées semblent sensées

Pourtant je me demande,
où donc est l'illusion ?